dimanche 7 décembre 2014

QUESTION DE CORPUS, ANOUILH, LA FONTAINE, SVEVO, LES FABLES


CORRECTION QUESTION DE CORPUS : Ces « morales » de fables vous paraissent-elles correspondre à ce qu’on appelle communément la morale  (« c’est-à-dire une théorie de l’action humaine en tant qu’elle est soumise au devoir et a pour but le bien (1)») ?


Textes
A — Jean de La Fontaine [1621-1695], « La cigale et la fourmi », Fables, I, 1, 1668.
B — Jean Anouilh [1910-1987], « Avertissement hypocrite », Fables (1962), Éditions de La Table ronde,1967.
C — Jean Anouilh, « La cigale », Fables (1962), Éditions de La Table ronde, 1967.
D — Italo Svevo [1861-1928], Fables (1954), traduit par Jean-Yves Masson, Fata Morgana, 2000.




DISSERTATION, REECRITURE SOPHOCLE ANOUILH, MULLER ELIETTE (1L1, BOURDAN, 2014)


DISSERTATION : LA RÉÉCRITURE DU MYTHE D'ANTIGONE: DE SOPHOCLE À ANOUILH

            « C’est bon pour les hommes de croire aux idées et de mourir pour elles. », écrit Anouilh, dans Antigone. La fille d'Œdipe refusera, en effet, de se plier aux lois injustes de son oncle, le roi Créon. Sa désobéissance lui vaudra d'être condamnée à mort. Le mythe d'Antigone a traversé les siècles, de sa première trace écrite de la main de Sophocle en passant par toutes les reprises de célèbres auteurs tels que Cocteau, Bauchau, Brecht, ou encore Jean Anouilh.
            Mais lorsque Anouilh reprend le mythe proposé initialement par Sophocle, ne fait-il qu'une simple imitation de son prédécesseur antique ?
            Dans quelle mesure sa version offre-t-elle une véritable récréation du mythe ?
            Pour répondre à ces interrogations, nous allons dans un premier temps voir quelles sont les similitudes entre la réécriture d'Anouilh et son hypotexte, puis étudier dans un second temps en quoi elle le renouvelle, tout en la replaçant, dans un dernier temps, dans son contexte historique, ce qui nous permettra de comprendre ce qui constitue sa modernité.