samedi 4 janvier 2014

ZOLA, NANA, RESUME et ANALYSES CHAPITRE II


Le lendemain, à dix heures (chronologie très précise, pour l’instant), Nana dormait encore.Donc Zola effectue un changement de décor plus intimiste, chez Nana. Zola nous l’a montrée « au travail », en public et maintenant, il narre une scène domestique.

L’action se situe Boulevard Haussmann, au second étage d’une grande maison neuve. (« Essuyer les plâtres » : faire quelque chose le premier, demeurer dans une maison neuve ; emménager dans une nouvelle maison, être le premier occupant ; prendre les premiers risques, inaugurer. Locution qui vient du début du XIXème siècle. Le plâtre dans les habitations nouvelles mettait quelques mois à sécher, ce qui avait pour effet assez désagréable, en plus de l'odeur de la chaux, de coller sur les vêtements de ceux qui s'y frottaient. L'inconfort était tel que l'on y faisait habiter des filles pour les rentabiliser pendant cette période de séchage.)
Un riche marchand de Moscou l’avait installée là. L’appartement n’est pas meublé complètement, il est décoré d’un luxe criard mêlé à un bric-à-brac. « Cela sentait la fille lâchée trop tôt par son premier monsieur sérieux, retombée à des amants louches, tout un début difficile, lançage raté, refus des crédits et menace d’expulsion. »Nana dormait sur le ventre (voir Boucher, L’Odalisque brune, ou Nu sur un sofa, ou L’Odalisque blonde).Description de la chambre à coucher et du cabinet de toilette.Nana se réveille, étonnée d’être seule, Zoé, la femme de chambre, lui dit que M. Paul (Daguenet) est parti, mais il n’a pas voulu la réveiller. Il reviendra le lendemain (donc mercredi)Zoé était très brune, coiffée de petits bandeaux, figure longue, en museau de chien (Caractérisation du personnage et physiognomonie), livide et couturée, avec un nez épaté, de grosses lèvres et des yeux noirs sans cesse en mouvement : faire-valoir de Nana, Argus, chien fidèle (ou presque), tout un symbole en quelques lignes !Mais Nana se souvient que le moricaud a changé son jour, ce n’est plus le mardi, mais le mercredi, comme M. Paul, qu’il veut venir ! Zoé lui reproche de ne jamais la prévenir, elle pourrait s’organiser.On comprend que le vieux grigou, le commerçant du faubourg Saint-Denis, vient le mardi, et le moricaud, un prétendu comte, vient le mercredi, tandis que Daguenet guettait au petit matin (il devait être rentré pour huit heures chez lui) son départ de la cuisine de Zoé et prenait sa place toute chaude, jusqu’à dix heures, puis allait lui-même à ses affaires. Nana et lui trouvaient ça très commode.Nana le préviendrait cet après-midi et puis « sinon tant pis, Zoé l’empêcherait de rentrer le lendemain », on est donc mardi…Zoé s’extasie sur le succès de Madame et sur ses talents de chanteuse. Puis elles parlent sérieusement de toutes les dettes de Nana et de son gros chagrin de laisser son petit Louis à sa nourrice, à Rambouillet. Un enfant qu’elle avait eu à seize ans. La nourrice réclamait 300 francs pour le rendre. Nana a une idée fixe, le reprendre et le mettre chez sa tante Mme Lerat, aux Batignolles. Le vieux grigou et le moricaud se disent fauchés… Et Mimi (Daguenet) a tout perdu au jeu !Scène très intime, dans l’abandon du réveil, Nana n’avait pas de secret pour Zoé et celle-ci est habituée à de telles confidences.On retrouve la confidente des comédies, qui aide aux amours, mais quel rôle subverti et perverti !Zoé lui donne des conseils, et maintenant, de toute façon, Madame allait avoir tout ce qu’elle voudrait !Mais Nana voulait absolument ces 300 francs pour aujourd’hui. Son caprice contrarié lui gâtait le triomphe de la veille : être de l’instant, du caprice et de la possession momentanée (mais pas du tout dans la durée, puisqu’elle brise tout ce qu’elle touche !). (300 F = 15 louis.)Mais Mme Tricon (que Zoé affecte toujours de ne pas connaître) entre : vieille dame de haute taille, portant des anglaises, tournure d’une comtesse qui court les avoués. Petit conversation à mots couverts : elle a quelqu’un pour elle, vingt louis, à trois heures. Puis elle repart, elle avait encore quatre ou cinq personnes à voir. C’est donc une entremetteuse (comme Frosine dans L’Avare, mais beaucoup plus crue !). Nana se rendort, soulagée, pensant à Louiset et aux applaudissements de la veille. Quand Mme Lerat entre à onze heures, elle dort encore. Mais elle se réveille, sa tante irait chercher Louiset après trois heures.Francis, le coiffeur, vient la coiffer, elle reste en peignoir lui parle de l’article très élogieux, dans Le Figaro. Deux colonnes très chaudes de Fauchery, d’une méchanceté spirituelle pour l’artiste et d’une brutale admiration pour la femme. Mme Lerat après avoir lu l’article, déclara brusquement que les hommes avaient tous le diable dans les mollets ; et elle refusa de s’expliquer davantage. Evocation du spectacle, puisque Mme Lerat n’était pas là et du passé (page 58), quelques larmes de Nana.Puis passage à table dans la salle à manger, où Mme Maloir (quel nom !), vieille, robe sombre de couleur indécise, entre le puce et le caca-d’oie. Elle servait de vieille amie à Nana, elle avait des manières. Elle lui tenait société et l’accompagnait. Mme Lerat ne la connaissait pas. Nana mange quelques radis crus, mais chipote la viande : elle ne mange guère, se nourrit d’hommes. Elle achève son repas avec de la confiture : symbolique : femme tout de miel qui se nourrit de sucreries (symbole à approfondir).Au dessert, Nana fume, et Zoé raconta son histoire : fille d’une sage-femme de Bercy qui avait fait de mauvaises affaires, elle travailla d’abord chez un dentiste, puis chez un courtier d’assurances, puis chez des dames, en tant que femme de chambre. Mme Blanche, femme entretenue. Zoé raconte comment elle lui a sauvé la mise en faignant de tomber, parce que Monsieur était arrivé, alors que Mme Blanche était encore avec M. Octave. Nana l’écoute avec un intérêt tendre et une admiration soumise. La tante y va aussi de ses confidences, seule Mme Maloir ne dit rien d’elle. On disait qu’elle vivait d’une pension mystérieuse dans une chambre où personne ne pénétrait.Mais Nana s’énerve car Mme Lerat joue avec les couteaux, pourtant elle assure qu’elle n’est pas superstitieuse. Mais il est déjà deux heures, Nana doit y aller, quel embêtement ! Les trois autres femmes se regardent, bien sûr, ce n’était pas toujours amusant. Mme Lerat et Mme Maloir allaient faire un bésigue en l’attendant. Mais avant, Nana lui demande d’écrire une lettre pour Daguenet. Mme Maloir, d’elle-même, mit de sa belle anglaise. (Anglaise : Sorte d'écriture cursive et penchée vers la droite)Nana termine la lettre, sur les conseils de Maloir, par « Mille baisers sur tes beaux yeux. », une expression béate passa sur le visage des deux vieilles : elles vivent les aventures de Nana par procuration !Justement le garçon du théâtre est avec Zoé, il évoque le succès de la veille, Nana ne s’imagine pas le nombre de personnes qui demandent son adresse ! Mais elle doit partir, elle en aura pour une demi-heure. Les créanciers commencent à arriver. Mais à trois heures, elle est encore là ! Mme Maloir lui conseille de se débarrasser de sa course tout de suite (quel euphémisme !) et Mme Lerat ajoute qu’ainsi elle pourra prendre le train de quatre heure et demie.En dix minutes, Zoé l’aide à s’habiller, mais Nana se fiche d’être mal fichue. Les créanciers continuent d’affluer, elle préfère passer par l’escalier de service. Elle en était quitte pour relever ses jupes.- Quand on est bonne mère, ça fait tout pardonner, dit sentencieusement Mme Maloir, restée seule avec Mme Lerat. Elles continuent leur partie de cartes, puis Zoé les déloge, il lui faut la place pour tout ce monde, elles vont dans la cuisine. Zoé arrive elle n’a pas eu le cœur de renvoyer un petit jeune homme, avec un énorme bouquet, un morveux qui devrait être encore au collège. Les créanciers sont dans l’antichambre, le jeune dans le cabinet du fond, où Zoé met les pignoufs, des bouquets ne cessent d’arriver. Puis Steiner ! à la grande surprise de Zoé, celui-là, elle l’a mis dans le petit salon. Puis le moricaud, une tuile ! Il s’est installé dans la chambre à coucher. Et toujours pas de Nana (comme au premier chapitre).Mais Nana arrive enfin, toute essoufflée et souillée, les reproches des dames l’ennuient, ce fut vraiment long, mais bien sûr, elle a l’argent ! 400 francs.Mais il était trop tard pour aller à Rambouillet. Nana donne 350 francs (c’est Zoé qui donne de la monnaie, pas de liquide dans cette maison, l’argent file aussitôt) à Mme Lerat, elle irait le lendemain. Elle garde 50 F.Mais elle ne veut plus voir personne, Zoé lui conseille de voir au moins Steiner, ce serait une bêtise de ne pas le recevoir. Mais Nana ne veut rien entendre. La sonnerie retentit à nouveau, Zoé va ouvrir, malgré l’interdiction de Nana, c’est Muffat et Chouard. Zoé leur a dit d’autorité que Madame allait les recevoir. Elle les a mis dans le salon. Nana se décide quand Zoé lui dit qu’elle avait déjà vu quelque part le vieux. Nana est vulgaire, au grand dam de Zoé, qui voudrait qu’elle se décrasse de ses commencements.« Ah ! ouiche, répondit Nana crûment, ce sont des salauds, ils aiment ça. » Voir le rôle de Zoé, c’est elle qui organise les entrées et les sorties un vrai dramaturge, et la politesse étudiée de Nana, la comédie continue même chez elle !Pièce la plus élégante de l’appartement, description précise. Elle les reçoit en peignoir. Ils viennent pour une quête de bienfaisance ! Mais Nana est flattée et n’est pas dupe de leur manège.  Le marquis connaît ces coups de sonnette (ils ne cessent pendant leur visite). Elle donne ses dix grosses pièces d’argent (50 F), appelées aussi des écus. Elle aurait aimé donner davantage : scène très polissonne!Nana est inquiète, elle se demande comment va se passer leur sortie, elle n’aime pas que ses visites se rencontrent. Mais le salon est vide, Zoé les aurait donc mis dans les armoires ?Le comte Muffat est troublé et le marquis de Chouard fait un clin d’œil à Nana.Zoé dit que c’est un appartement très pratique, puisque chaque pièce donne sur le corridor, pas comme chez Mme Blanche…Mais le moricaud n’était venu que pour dire qu’il ne pourrait pas venir ce soir, grosse joie de Nana. Elle dit à Zoé de mettre tout le monde à la porte. Mais Zoé insiste pour Steiner, elle voulait faire profiter Madame de son expérience. Nana va pour se raviser, car Zoé lui montre le plaisir qu’elle aurait de le prendre à sa rivale, Rose. Mais elle finit pas assurer que le plus sûr moyen de l’avoir était de le flanquer à la porte. Zoé fut frappée d’une subite admiration : Ainsi, Nana, instinctivement, en sait plus qu’elle !Nana croit être tranquille, mais elle tombe sur le petit jeune homme : « Ah ! mon Dieu ! cria-t-elle. Il y en a encore un là-dedans ! »Il l’attendrit : Alors, les enfants aussi ? Maintenant, les hommes lui arrivaient au maillot ? Tu veux donc qu’on te mouche, bébé ?Mais il répond que oui, ce qui l’égaya davantage. Il avait 17 ans, George Hugon. Elle prit le bouquet, il se jette sur ses mains, elle le renvoya en lui permettant de revenir. Il chancelait, il ne trouvait plus les portes.Puis Francis est arrivé, Nana ne s’habillait que le soir. Dans son cabinet de toilette.Mais Zoé lui apprend que beaucoup arrivent encore et ne veulent pas partir. Nana lui dit de les laisser là, quand ils auront trop faim, ils finiront par partir (mais c’est d’elle dont ils ont faim ! ou de son argent pour les créanciers). Et en entendant la sonnette retentir, elle se fait coiffer par Francis, en mangeant les pralines qu’il lui a apportées et qu’il mettra bien sûr sur sa note. Au ton de la sonnette, on comprend le caractère de celui qui sonne : timide, hardi…Elle demande cinq louis à Francis et indique les pièces voisines pour les garanties.Et la sonnerie continue, Bordenave avait donc donné son adresse à tout le monde : cette meute d’hommes l’avait suivie à la trace.Mais Labordette est introduit, bonheur de Nana. (Donc elle ne le considère pas comme un homme comme les autres). Il venait lui parler d’un compte qu’il avait réglé pour elle, à la justice de paix, mais elle s’en moque, elle l’emmène avec elle aux Variétés, après avoir dîné ensemble. Jamais il ne demandait rien, lui. Il n’était que l’ami des femmes, dont il bibelotait les petites affaires. Il avait même congédié les créanciers en passant. D’ailleurs ils n’étaient pas venus se faire payer, mais pour complimenter Madame et lui offrir leurs services.Mais Zoé crie qu’elle renonce à ouvrir, il y a une queue dans l’escalier !Nana se sauve avec Labordette par la cuisine délivrée des hommes enfin.Et elle est heureuse car elle va pouvoir dormir toute une nuit seule. « Une toquade, mon cher ! » (Clin d’œil, avec tous ces hommes à sa porte, son vrai bonheur est d’être seule : hautement symbolique, tout le personnage est là !)Ce chapitre permet de lancer les thèmes importants du roman :
- D’emblée l’accent est mis sur la variété des relations de Nana (maîtresse de Daguenet  et deux autres hommes + elle a recours à la Tricon). C’est une femme entretenue, mais endettée, une prostituée qui doit faire de savants calculs pour organiser ses journées.
- La sonnerie incessante rappelle : les problèmes financiers de Nana + l’attrait qu’exerce Nana sur les hommes et en particulier sur les deux personnages masculins qu’elle rencontre : Georges et le comte Muffat, qui deviendront ses amants (tout comme Steiner et le marquis de Chouard)- On aperçoit également d’autres aspects de sa personnalité : le côté maternel, sa bonté de cœur, sa vulgarité et sa facilité à jouer la grande dame.- Première annonce d’une catastrophe à venir : Mme Lérat joue avec couteaux « certainement, il lui arriverait une chose désagréable » (annonce les ciseaux que Georges utilisera pour se suicider).- Voir aussi la façon dont Nana ne cesse de jouer un rôle. Zola construit un personnage tout en paradoxes qui ne cesse de se plaindre de « son succès » et préfère la solitude.- Tous les personnages masculins (ou presque, il en manque quelques-uns, Vandeuvres, notamment) sont présents dans ce chapitre et tournent tels des mouches autour du pot de miel (Nana). Zola décrit une scène à la fois intime (Appartements de Nana), et publique, voir notamment le nombre de personnes de condition différente qui viennent lui rendre visite. Cette opposition privé-public (le camp des femmes – faisant partie de l’intimité de Nana – et celui des hommes – reléguées pour la plupart dans l’antichambre -) tend à construire un monde dichotomique où les femmes dépendent des hommes mais se jouent d’eux également, et c’est une bonne synthèse du destin de Nana.- Le rôle économique et le pouvoir de l’argent sont fondamentaux dans ce chapitre. Nana œuvre par vénalité, voire nécessité, et jamais par goût du vice. Ce sont les hommes qui sont vicieux, et ce sont eux qui détiennent le pouvoir et l’argent (Nana n’en a jamais, il file entre ses doigts). La façon dont Zola met en évidence le lien qu’entretient Nana avec l’argent stigmatise surtout une société viciée et corrompue qui croit que tout s’achète et est prête à tout pout satisfaire ses plus vils instincts (Le marquis de Chouard, notamment).
- L’éclectisme de la gente masculine met également en valeur le fait que Nana corrompt toute la société, du menu fretin aux plus nobles.- A noter également : Zola livre une satire de la femme en général = les personnages féminins de ce chapitre sont tous viciés = kaléidoscope d’une société pervertie et corrompue, les hommes comme les femmes.- Zoé tient un rôle à part dans cette fange, elle est l’organisatrice, le metteur en scène, voire le démiurge puisqu’elle décide (plus ou moins) de ceux qui verront ou ne verront pas Nana, de leur place, de l’intérêt de leur visite. Zoé est un personnage complexe, protectrice de Nana, mais seulement parce qu’elle y trouve son propre intérêt.- Il faut appréhender aussi le chapitre sous l’angle de la comédie de mœurs et voir somment Zola met en scène une comédie acerbe et satirique où les hommes comme les femmes symbolisent tous, chacun à leur manière, un vice humain (Gourmandise, vénalité, luxure, paresse...).- Ce chapitre est très représentatif du savoir-faire de Zola qui mêle toutes les séquentialités typiques du roman (dialogues, descriptions, narrations) pour livrer une véritable saynète réaliste et révélatrice d’une époque.

Nathalie Leclercq




15 commentaires:

  1. Bonjour,
    On apprećie vraiment votre blog généreux. D'après vous, il y a ellipse dans Nana? si oui, est-ce pour éviter la censure?
    D'avance, je vous remercie

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  2. De nombreux épisodes sont passés sous silence dans le roman, notamment lorsque Nana part de Paris. Je pense que ces ellipses dramatisent le récit et participent à la mythification du personnage qui, même absent et dans un pays lointain, fait parler d'elle et intrigue. Les différentes ellipses structurent l'œuvre pour lui imprimer un rythme vif et alerte, en même temps qu'elles marquent des transitions, des moments clefs et des pauses dans le destin du personnage. Elles mettent en évidence des aventures en dent de scie et une structure pyramidale qui se répète jusqu'à la mort de nana.
    N. Leclercq

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  3. Merci de votre réponse généreuse. Heureux de savoir qu'il y a des gens qui diffèrent du genre humain!
    Mais il n'y a pas d'ellipse où se cachent des scènes obscènes et d'autres où se cachent des critques virulentes?

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    1. Oui, vous avez raison, et effectivement, les ellipses "sexuelles" sont un moyen efficace de détourner la censure, et de faire "travailler" l'imagination du lecteur...

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  4. Bonjour, si je n'éxagère pas, puis-je vous écrire directement, entre autres, pour vous envoyer mes commentaires littéraires (pour le plaisir du partage littéraire surtout)? MERCI

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    2. Vous pouvez me donner votre adresse mail que je ne publierai pas bien sûr (tout commentaire posté sur mon blog doit être validé par mes soins au préalable).
      A bientôt,
      Nathalie Leclercq

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  5. Aussi, je n'arrive pas à voir dans le roman où se cachent les scènes fortes, c'est à dire comme vous l'appelez si bien "ellipses sexuelles". Avez-vous un exemple illustratif d'un passage dans Nana ou Tess?

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    1. Le chapitre II et la série des visites chez Nana présente déjà les différents clients de Nana avec qui, bien sûr, elle aura des relations sexuelles, mais que Zola ne nous raconte jamais. De nombreuses scènes, tout au long du roman, se passent dans une chambre (Lieu sexuel s'il en est), mais l'acte érotique n'est jamais narré, le lecteur arrive peu avant ou peu après, comme c'est le cas notamment au chapitre VII, lorsque Nana s'admire nue dans le miroir... L'on peut imaginer que le couple vient juste (ou s'apprête à) de faire l'amour, mais l'acte charnel n'est que suggéré par les poses lascives de Nana et le désir de Muffat qui la contemple (et la découvre aussi dans toute sa "monstruosité").

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  6. Merci pour tout ce détail si intéressant. Mais comment faire pour vous récompenser!! Je suis capable de vous envoyer même un important billet d'argent dans une envellope!!!!! Car , mon Dieu! jusqu'à quand remercier et remercier!

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    1. La seule récompense que je souhaite et que vous m'avez déjà donnée c'est que mon blog serve et soit lu. Mais si vous pouviez me dire qui vous êtes, vous me feriez plaisir.

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  7. Oui, je veux bien vous dire qui suis-je et je préfère que vous le dire dans un courrier éléctronique, non publiquement, car là, on est dans le net... Alors, où dois-je cliquer ici dans le blog pour vous écrire directement?
    Oui, votre blog est intéressant.
    MERCI!

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    2. Vous pouvez tout à fait le faire par le biais d'un commentaire, car ils doivent être validés par mes soins avant d'être publiés, ce que je ne ferai évidemment pas en ce cas.
      A bientôt,
      Nathalie Leclercq

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  8. Bonsoir,
    Il y a un point sur lequel on se prononce rarement: pour moi Zola comme Fontane et Hardy ne sont pas réalistes à 100/100. Pourquoi? tout simplement parce qu'il donnent leur point de vue en utilisant un vocabulaire pejoratif ou mélioratif alors que c'est le travail des lecteurs... N'est-ce pas?

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