jeudi 6 juin 2013

CERVANTES, DON QUICHOTTE, RESUME, PREMIERE PARTIE




Prologue: Cervantès hésite car il lui est très difficile de présenter son œuvre, puisque selon lui il manque de culture. Un ami lui conseille de citer les plus connus, tels Horace, Ésope, César… Mais il ajoute que le plus important est que, puisque le Don Quichotte va dénoncer les chevaliers et les romans de chevalerie, il faut que l’auteur fasse surtout attention à divertir le lecteur, tout en l’instruisant. Cervantès dit que ce fut un si bon avis, qu’il en fit son prologue, tant il résume à merveille les principes de son œuvre.


Chapitre 1: Hidalgo, fils de quelque chose, noble, gentilhomme.
Il décrit le quotidien oisif de cet hidalgo, qui passe son temps à lire des livres de chevalerie et adore Bélianis. Tant et si bien qu’il s’en dessèche le cerveau et qu’il décide de devenir un chevalier errant en quête d’aventures.   Il récupère une vieille armure de ses ailleux, mais comme il manque une partie au heaume, il fabrique un casque à visière avec une salade. Il baptise son cheval Rossinante (latin rocin, âne et ante, avant). Puis il se nomme Don Quichotte de la Manche (Quesada, fromage, quixote, cuissard, armure de la cuisse, otte est un préfixe ridicule). Puis il choisit une paysanne dont il avait été amoureux, sans qu’elle ne le sût jamais, et la nomme Dulcinée du Toboso.

II: Il s’en va sur la plaine de Montiel, et comme il n’a pas été adoubé, il se promet que le premier venu le fera, puis il déclame ses louanges, imitant le style de ses romans préférés. Le soir, il prend une hôtellerie pour un château et des filles de joie, pour des demoiselles. Il ne peut enlever son casque retenu par des rubans verts, il mange et boit avec, aidé de ces dames et du châtelain (l’aubergiste).

III: Il demande à l’hôtelier de l’armer chevalier. Celui-ci, matois et roublard, accepte mais en lui faisant remarquer qu’il devrait avoir de l’argent sur lui. Don Quichotte s’apprête à veiller toute la nuit dans la basse-cour.   Un muletier, voulant faire boire sa mule, dut ôter les armes de DQ de dessus l’auge, DQ l’assomme d’un coup de lance. Puis un autre, une bagarre va arriver, mais l’hôtelier calme tout le monde et arme très cérémonieusement DQ chevalier.

IV: Retourne chez lui pour aller chercher de l’argent et un écuyer. En chemin, il sauve André, le valet des mains du laboureur, mais celui-ci reprend sa correction de plus belle dès que DQ est parti. Puis il rencontre des marchands de Tolède qui refuseront de dire que Dulcinée est la plus belle. Il court sur eux pour les combattre, mais Rossinante trébuche, les muletiers qui accompagnaient leurs maîtres, le rouent de coups.

V: Il ne peut se relever et se lamente, un laboureur de son village le reconnaît et le ramène. DQ est complètement fou et ne le reconnaît pas. Pedro Perez, le curé, maître Nicolas le barbier et la nièce de DQ sont très inquiets.

VI: Le barbier Nicolas et le curé Pedro Perez décident de brûler tous les livres dangereux de la bibliothèque de DQ. Le curé n lit les titres et décide si oui ou non il faut les brûler.

VII: DQ se prend pour Renaud de Montauban (cf. Rolland). Ils lui disent qu’un enchanteur a emporté tous ses livres. Il reste tranquille pendant quinze jours, durant lesquels il prend Sancho Panza comme écuyer, lui promettant la gouvernance de quelque île. Puis ils partent un matin sans rien dire à personne.

VIII: Épisode des moulins à vent que DQ prend pour des géants, contre l’avis avisé de SP. Le vent souffle dans une des ailes d’un moulin et jette DQ à terre. SP lui demande si les écuyers ont le droit de se plaindre. DQ sourit et lui répond que oui. Alors, SP se plaint de la faim, il mange donc sur son âne, tout heureux de cette nouvelle vie. Ils passent la nuit sous un massif d’arbres et DQ sa fait une lance d’une branche de chêne. DQ ne dort pas de la nuit, au contraire de SP. Au matin, ils se rendent à Port-Lapice. DQ lui dit qu’il lui sera interdit de le secourir s’il est attaqué par des chevaliers, mais il pourra le faire s’il s’agit de gens de rien. SP dit qu’il ne se fera pas prier.
Ils rencontrent alors deux moines et un carrosse de voyageurs, que DQ prend pour des enchanteurs emportant une femme ensorcelée. Il met en fuite les moines en les battant, SP est roué de coups par les valets du carrosse et un biscayen s’en prend à DQ qui ne veut pas laisser aller le carrosse. Le biscayen se protège avec un coussin. DQ se rue sur lui, mais le récit est interrompu car le manuscrit du premier auteur n’en fait point état. Heureusement que le second auteur a découvert la suite de cette aventure…

IX: L’auteur raconte comment, un jour à Tolède, il vit un enfant qui vendait des morceaux de papier. Il en prit un, c’était en arabe. Il trouve un morisque espagnolisé qui lui révèle qu’il s’agit   de l’Histoire de DQ de la Manche, écrite par Cid Hamed Ben-Engeli, historien arabe. Il l’achète donc et le fait traduire au more en six semaines. Il nous la présente et reprend au combat. DQ terrasse le biscayen, dont la grâce est demandée par les dames, que DQ accorde à condition qu’il se rende à sa Dulcinée.

X: Sancho soigne l’oreille de DQ et lui dit qu’il est vraiment un vaillant chevalier. Mais DQ se lamente d’avoir brisé sa salade et fait le serment de dormir tout vêtu tant qu’il n’en aura pas pris une autre à un chevalier. Ils mangent un oignon et du pain et ne rencontrant pas de château, ils dorment dans des huttes de chevriers. SP est dégoûté, DQ ravi, car il croit remplir un acte noble.

XI: Les chevriers les prient de se joindre à eux. Ils dévorent et boivent beaucoup. DQ l’invite à s’asseoir parmi eux, mais SP préfère rester debout, mais libre de manger sans manières. DQ l’assoit de force, puis, à la vue de préfère resté debout, mais libre de manger sans manières. DQ l’assoit de force, puis à la vue de glands, il fait l’éloge de l’âge d’or. Un jeune homme nommé Antonio arrive et chante accompagné de sa viole. Un des checksums soigne l’oreille de DQ avec du romarin et tous s’endorment.

XII: Le lendemain, un autre compagnon arrive et leur raconte la mort de Chrysotome, amoureux fou de l’orpheline Marcelle. Cette dernière est si belle (élevée par son oncle et très riche) que tous les hommes qui la voient en tombent amoureux. Un jour, elle prend les habits des bergère et mène son troupeau dans les champs (pastorale).
Chrysotome et son ami de toujours, Ambroise, lui-aussi « étudiant, font de même. Mais elle ne veut rien savoir et les dénigre tous. La troupe décide d’aller aux funérailles du jeune homme qui sera inhumé en plein champ, selon ses volontés, là où il a rencontré Marcelle pour la première fois.

XIII: En chemin, ils rencontrent des hidalgo, dont Vivaldo qui discute avec DQ sur sa profession de chevalier errant. Celui-ci compare son métier à celui des moines. Puis, interrogé par Vivaldo qui s’amuse beaucoup, DQ lui explique que tout chevalier a sa dame, et il lui décrit sa Dulcinée. Tous le prennent pour le fou qu’il est, sauf SP… Puis ils rencontrent une vingtaine de bergers, dont Ambroise, qui portent le brancard où gît Chrysotome. Ambroise, comme le lui a demandé Chrysotome avant de se suicider, veut brûler tous ses écrits. Vivaldo tente de l’en dissuader, il attrape une feuille, qu’il va lire à tous.

XIV: Ce sont des vers désespérés. Stances de seize vers en hendécasyllabe. Marcelle vient proclamer son innocence en démontrant que ce n’est pas de sa faute si elle est si belle et que ce n’est pas pour autant qu’elle se doive d’aimer en retour. Des bergers veulent la suivre, DQ les en empêche. Chrysotome est enterré et tout le monde se quitte.

XV: Ils se reposent, Rossinante veut folâtrer avec des juments, leur maître, des Yangois, le battent, SP et DQ viennent s’interposer, les vingt hommes les terrassent et s’enfuient. DQ dit que c’est parce qu’il s’agissait non de chevaliers, mais de la racaille et à l’avenir, ce devra être SP qui s’en chargera, SP n’est pas du tout de cet avis.   Ils discourent sur leur dernière aventure puis décide de trouver un lieu où dormir. Ils arrivent à une hôtellerie que DQ, au grand dam de SP, prend pour un château.

XVI: L’hôtelière, charitable, soigne DQ. Il y a aussi une servante Asturienne très laide, Maritorne. Elles couchent DQ sur un misérable grabat, dans la même chambre qu’un muletier. SP raconte qu’il est tombé et explique à sa sauce ce qu’est un chevalier errant. Il dit qu’ils sont partis depuis un mois, alors que cela ne fait que trois jours. La nuit venue, Malatorne vint rejoindre le muletier. Mais DQ croit qu’elle vient pour lui, et s’imaginant que c’est une damoiselle il la retient de force tout en lui disant qu’il ne pouvait pas lui donner ce qu’elle voulait, acr il était fidèle à Dulcinée. Le muletier vient la sauver, l’hôtelier, attiré par le bruit, vient, Malatorne se réfugie dans le lit de SP, qui la frappe de toutes ses forces, croyant vivre un cauchemar, et Malatorne de le lui rendre. S’ensuit une bataille où l’hôtelier frappe Malatorne, qui frappe SP, qui est frappé par le muletier. Un gendarme croit qu’ils ont tué DQ, et arrêtent tout cela.

XVII: DQ dit à SP que le château est enchanté et qu’un géant l’a attaqué pendant que la fille du seigneur avait voulu le séduire. DQ concocte le fierabras. Le baume le fait vomir, ainsi que Sancho, qui en tombe malade. Mais peu importe, DQ se trouvant mieux, croit qu’il a trouvé le remède miraculeux et décide de se remettre en route. Mais il refuse de payer son écot à l’l’hot line, des marchands font voler SP dans une couverture DQ ne parvint pas à sauter le mur pour aller l’aider… L’hôtelier garde le bissac en paiement.

XVIII: Dialoguent sur leurs aventures. SP lui fait remarquer qu’ils n’ont connu que des échecs, à part le biscayen. DQ lui conseille de garder patience. DQ voit de gros nuages de poussières, qu’il prend pour des armées, il s’agit en vérité de troupeaux de moutons. SP finit par le croire aussi. Ils montent sur une colline et DQ lui décrit tous les vaillants chevaliers qu’il croit voir. Puis il lui nomme les peuples et un grand nombre de provinces. SP ne voit que des moutons et des agneaux.   DQ les attaque, les pâtres défendent leurs bêtes à coup de frondes. DQ, après avoir tué six à huit bêtes, tombe sur le sol, et les pâtres s’enfuient. DQ avait tan bu de la burette, qu’il en vomit sur SP qui inspectait sa gorge. Il veut prendre de quoi s’essuyer dans son bissac et est au désespoir quand il s’aperçoit qu’il ne l’a plus.

XIX: SP dit que c’est parce que DQ n’a pas tenu sa promesse de ne pas manger sur nappe… qu’il leur est arrivé tous ces malheurs. La nuit venue, ils rencontrent une procession de moines vêtus de blancs manteaux et portant des torches. Ils tirent un brancard où gît un cadavre. DQ les prend pour des fantômes, et comme ils refusèrent de dire ce qu‘ils faisaient, ils les attaquent et les met en fuite. Un des licenciés, Alonzo Lopez, qui eut la jambe cassée et ne put s’enfuir, leur raconte qu’ils mènent le cadavre, mort de la fièvre, à sa famille, à Ségovie. SP en profite pour voler leurs provisions. SP nomme son maître le chevalier à la triste figure, tant sa figure est triste, car elle manque de dents.
Ils mangent, puis cherchent une source.

XX: Ils entendent de violents fracas, DQ veut aller voir, mais SP, qui a essayé de l’en dissuader sans succès, attache les jambes de Rossinante au licou de son âne. DQ, voyant que Rossinante ne voulait pas bouger, décide d’attendre sur sa selle, SP pendu et cramponné à son pied. Sur la demande de son maître, il lui raconte l’histoire du berger amoureux de la bergère. Mais elle lui fait tant de tracasseries, qu’il finit par la haïr de jalousie et finit par s’en aller. Ce départ exacerbe l’amour de la bergère qui décide de le suivre. Arrivé à une rivière, le berger demande à un pécheur de faire passer ses 300 bêtes de l’autre côté. Sa barque ne peut en contenir qu’une seule!! Il les passe une par une. DQ impatient, lui dit d’aller plus vite, mais SP en perd le fil et arrête là son histoire… Pris d’une grosse envie, SP défèque juste à côté de DQ, tant la peur du bruit l’empêche de s’éloigner. A l’aube, il détache discrètement Rossinante. La cause de tout ce vacarme n’était que des marteaux d’une vielle usine. SP ne peut s’empêcher de rire, DQ le frappe et lui demande de faire preuve de plus de respect envers son maître, ce que promet SP.


XXI: DQ voit un barbier avec un plat à barbe sur la tête qu’il prend pour un armet de Mambrin. Il l’attaque, l’autre fuit en abandonnant son plat. SP rit de ce drôle d’armet, mais se reprend bien vite par peur des coups. Dq accepte que SP échange son âne contre l’autre, plus vaillant. Tout en cheminant, SP lui fait remarquer qu’il devrait plutôt servir un empereur pour que ses faits et ses exploits soient bien récompensés et mis par écrit. DQ lui dit d’être patient et il lui rappelle toutes les aventures D’ Amadis de Gaule.

XXII: Puis il permet aux galériens de se libérer, en attaquant leurs grades, tant les fautes qui leur sont reprochées paraissent au naïf DQ trop peu dignes de châtiments. Parmi eux, Ginès de Passamont, grand criminel. Puis il leur demande de se rendre à sa dulcinée, mais ils refusent, DQ veut les attaquer, les malfrats lui jettent des pierres, le dévalisent et lui volent ses habits, ainsi que ceux de SP.

XXIII: Ils vont dans la Sierra-Morena, où ils retrouvent Ginès de Passamont qui vole l’âne de SP durant la nuit. Pour calmer son désespoir, DQ lui promet de lui donner trois de ses ânons. Puis ils trouvent un valise pourrie contenant du linge fin et des écus d’or. Ils trouvent également un sonnet et une lettre en prose qui parle d’amour et d’amant rebuté. Ils voient un homme barbu et à demi nu, ils le suivent et rencontrent un chevrier qui leur raconte l’histoire de ce riche jeune homme devenu vagabond et pris parfois de violents accès de fureur. D’ailleurs celui-ci arrive et accepte de raconter son histoire après avoir mangé.

XXIV: Il insiste sur le fait que personne ne doit l’interrompre sous peine de stopper aussitôt son récit. Il s’appelle Cardénio, il aime Luscinde, qui l’aime aussi. Il veut l’épouser, le père de la jeune fille y consent, mais le père de Cardénio l’envoie auprès du fils aîné du duc Ricardo, dont il sera le compagnon, en Andalousie. Il demande au père de Luscinde d’attendre son retour. Il se lie d’amitié avec le frère cadet, don Fernand, à qui il raconte tout. Don Fernand séduit une paysanne en lui faisant croire qu’il l’épousera et propose à Cardénio de retourner chez lui quelques mois, en fait pour se cacher, ce qu’ignore Cardénio. Dès que DF voit L, il en tomba amoureux. C commence à s’en défier et un jour que Luscinde lui avait recommandé de lire l’Amadis de Gaule…
A ces mots, DQ ne peut s’empêcher de l’interrompre, faisant un glorieux éloge d’une demoiselle ayant de telles lectures. Mais Cardénio demeure pensif puis déclare   que le chirurgien d’Amadis vivait en concubinage avec la reine Madasime, ce que ne peut tolérer DQ. Cardénio lui lance une pierre, SP se jette sur lui, le chevrier veut l’aider, C s’enfuit, le chevrier et SP se querellent, DQ les sépare et veut retrouver C.

XXV: SP, après lui avoir demandé la permission de parler, lui fait remarquer que tout est de sa faute. DQ lui raconte la vérité sur les aventures du chirurgien, puis il lui explique qu’il désire se réfugier dans ces bois, nu et mangeant des herbes et des fruits, pour honorer sa Dulcinée. Il ajoute que peu importe qui est véritablement Dulcinée, pour peu que pour lui elle soit belle et loyale. SP devra se rendre auprès d’elle avec une lettre écrite par DQ, et une lettre de change pour les trois ânons promis. Après avoir vu son maître faire quelques cascades folles, SP se met en route.


XXVI: En haut d’un   rocher, DQ se demande s’il choisira la folie dévastatrice de Roland, ou la folie mélancolique d’Amadis. Mais il se dit qu’il n’a aucune raison d’être jaloux de Dulcinée (comme Roland, sa bien aimée l’ayant trompé avec un More), et que Dulcinée ne l’a pas non plus dédaigné. Il décide d’écrire des vers en l’honneur de sa bien aimée, mais seulement trois strophes ont été conservées. Quant à SP, il retrouve le curé et le barbier du village à l’hôtellerie où il avait été berné. Il finit par tout leur raconter. Mais S a oublié la lettre! Il tente de s’en souvenir de mémoire… Le curé et le barbier se rendent compte qu’il est devenu aussi fou que son maître. Le curé a l’idée de se déguiser en jeune demoiselle et d’aller demander à DQ de la suivre pour la venger d’un outrage qu’un chevalier félon lui a fait.

XXVII: Le curé change d’avis et veut échanger les rôles avec le barbier, qui accepte. L’hôtelière les aide, SP rit de les voir ainsi déguisés, le curé avec sa fausse barbe, et le barbier en femme. Ils envoient SP à DQ, il doit essayer de le convaincre de retourner chez lui en lui faisant croire que c’est ce qu’a demandé Dulcinée.
Pendant qu’ils attendent son retour, ils entendent Cardénio chanter des vers, puis le voient. Celui-ci leur propose de leur raconter son histoire, pour qu’ils comprennent mieux sa tristesse. Ils acceptent. On reprend le fils où on en était: la lettre de Luscinde. Elle lui recommande de faire mander sa main par son père. DF se propose de lui en parler et envoie C à son frère, sous prétexte de lui demander de l’argent pour payer des chevaux. DF demande sa main, elle ne se tue pas, comme elle l’avait dit à C, mais dit oui et s’évanouit. C se réfugie dans la forêt où il devient à moitié fou de douleur.

XXVIII: Ils entendirent des cris, c’était une jeune fille fort belle déguisée en paysan, elle se nomme Dorothée et a été séduite par DF, qui lui a promis le mariage. Puis, il a disparu jusqu’à ce qu’elle apprenne qu’il s‘était marié avec Luscinde. C promet de l’aider.

XIX: Ils retrouvent tous SP et DQ, Luscinde se fait passer pour l’héritière de Micomicon auprès d’eux. Elle demande à DQ de la suivre pour la venger d’un traître qui a usurpé son royaume. Nicolas perd sa barbe en montant sur l’âne, le curé fait mine de dire une prière en la lui remettant, DQ est très surpris d’un tel prodige.

XXX: Puis la princesse Micomicona raconte son histoire, en s’embrouillant quelque peu et aidé par le curé. Son père, magicien, sachant qu’il allait mourir, ainsi que sa femme, et sachant qu’un géant attaquerait son royaume, demanda à sa fille d’aller requérir l’aide du fameux DQ. SP   dit à DQ de se marier avec elle, pour obtenir le royaume, DQ le bat, avait-il oublié Dulcinée? La princesse leur promet que point n’est besoin d’en arriver là, puisqu’elle fera gouverneur SP. Le curé et Cardénio s’étonnent de la folie et de la raison de DQ tout ensemble mêlées.


XXXI: DQ interroge SP sur son entrevue avec Dulcinée. Celui-ci invente une histoire et ne cesse de la décrire comme une paysanne, alors que DQ le reprend et la décrit comme une princesse. Puis ils rencontrent André qui raconte que l’intervention de DQ n’a fait qu’empirer la situation. Il demande à DQ, la prochaine fois qu’il le rencontre de ne pas se mêler de ses affaires, Dq va pour le frapper, André s’enfuit.


XXXII: Ils arrivent à l’hôtellerie. Le curé et l’hôtellerie line se disputent sur des livres que ce dernier veut brûler. Ils trouvent une nouvelle, le curé va la lire à tous.

XXXIII: Histoire du Curieux Malavisé. Anselme, marié à Camille, demande à son meilleur ami Lothaire de séduire sa femme pour voir si elle est vertueuse. Mais Lothaire tombe amoureux de Camille. Celle-ci en prévient Anselme.

XXXIV: Mais celui-ci croyant que son ami jouait son jeu, dit à sa femme de rester où elle était. Camille se donne, Lothaire ment à Anselme. Léonella, servante de Camille, lui apprend qu’elle a un amant et lui fait du chantage. Lothaire surprend cet amant et croit qu’il vient voir Camille. Pour se venger, il conseille à Anselme de se cacher dans le placard. Mais rongé par le remord, il dit tout à Camille qui lui apprend la vérité et lui dit qu’elle va tout arranger. Elle fait venir Lothaire chez elle et sachant qu’Anselme entend tout, elle repousse Lothaire en lui disant qu’elle aime trop son mari pour le trahir. Elle veut même le tuer ou se tuer elle-même. D’ailleurs, elle s’enfonce l’épée dans son épaule.

XXXV: SP arrive en hurlant que DQ est en train de tuer le géant. En fait, il rêve et se bat avec des outres de vin. SP dit que cette auberge est enchantée, il est encore plus fou éveillé que DQ endormi, le promesses de DQ lui avaient troublé la cervelle. L’hôtelier est furieux, le curé promet de tout rembourser, et Dorothée promet un comté à SP et lui assure qu’elle ne doute pas que ce fût le géant que DQ avait tué. Puis le curé reprend la lecture de la nouvelle.
Anselme voit un homme sortir par une fenêtre, il attrape Léonella qui lui promet de tout lui raconter le lendemain. Il l’enferme donc à double tour et va raconter cette étrange histoire à Camille. Celle-ci sait bien que Léonella va tout dire, elle s’enfuit chez Lothaire qui l’emmène dans un couvent, chez sa sœur. Anselme comprend tout. Il en meurt de douleur. Camille reste au couvent et Lothaire est tué lors d’une bataille. Camille se fait alors religieuse. Le curé aime bien cette nouvelle, même si l’idée du mari lui paraît invraisemblable.

XXXVI: Des cavaliers arrivent avec une dame voilée, c’est en fait Don Fernand et Luscinde. Luscinde est rendue à Cardénio et Dorothée retrouve Don Fernand. Celui-ci raconte comment Luscinde s’était réfugiée dans un couvent d’où il l’enlève. Juste après, ils arrivaient à l’auberge.

XXXVII: Tout le monde est heureux, sauf SP qui voit le comté lui échapper, puisque la princesse Micomicona s’est transformée en Dorothée. Il va tout raconter à DQ, mais Dorothée continue le subterfuge et dit à DQ que rien n’a changé. Puis arrivent la Moresque et le captif. Elle se nomme Lella Zoraïda, mais elle veut être appelée Maria. Ils s’attablent tous, DQ fait un long discours sur les bienfaits des métiers d’armes, sur les lettrés.
XXXVIII: Puis il fait compare les deux, concluant que les armes sont supérieures au métier d’étudiant, mais terriblement risquées. Puis l’assistance prie le captif de raconter son histoire.

XXXIX: Son père, trop dépensier, décide de diviser sa fortune en quatre, trois pour ses trois fils et une pour lui, à condition que l’un suivît les lettres, l’autre le négoce et le dernier Roi   dans ses armées. Le captif, en tant qu’aîné, parle en premier et choisit les armes, le second, le négoce et le troisième, l’église. Il part à Alicante. Il ne les a jamais revu depuis 22 ans. Il sert le grand Duc d’Albe. Il participe à la fameuse journée de Lépante (Turcs contre Espagnols, qui l’emportent). Il saute sur une galère ennemie, ses compagnons ne peuvent pas le suivre, il est fait prisonnier et amené à Constantinople (Partie autobiographique). Il raconte toutes les batailles. Il a d’ailleurs connu le frère de Don Fernand, Don Pédro et apprend qu’il est retourné chez lui avec tous les honneurs.

XL: Sonnets de Don Pedro; Puis il continue son histoire, il est en prison, d’une fenêtre, il est désigné pour recevoir de l’argent dans un mouchoir. Puis il reçoit un billet disant qu’elle veut aller en pays chrétien et qu’elle veut bien se marier avec lui. Elle donne assez d’argent pour qu’il se rachète lui et ses hommes.


XLI: Ils viennent avec une barque chercher Zoraïde, mais elle fait du bruit, ils sont obligés d’amener le père. En pleine mer vers Oran, le père comprend tout et se jette à l’eau, mais ils parviennent à le sauver. Ils le laissent à terre avec ses hommes et repartent. Puis ils sont faits prisonniers par un navire français qui les dépouillent de tout ce qu’ils ont. Puis ils leur rendent leur liberté. Ils arrivent en Espagne où ils tombent sur l’oncle d’un des compagnons. Ils se séparent, lui veut conduire Zoraïde dans sa ville natale, où il espère avoir des nouvelles de son père et de ses frères.

XLII: Don Fernand loue ce récit. Puis arrivent un auditeur et sa fille, que le captif reconnaît être son frère. Il se fait reconnaître par le biais du curé qui devait vérifier si ce frère accepterait un parent pauvre. Bien sûr, l’auditeur fut ravi de retrouver son frère. La nuit, ils entendent quelqu’un chanter.

XLIII: un  jeune  homme s’adresses à  Clara,  la  fille  de  l’auditeur, qu’il  aime. Elle  raconte  à  Dorothée qu’il est  fils  d’un gentilhomme, et qu’il l’a suivie quand ils sont partis, mais qu’elle n’ose pas avouer son amour à son père. De plus, elle pense qu’elle n’est pas assez riche pour lui. Pendant ce temps, maritornes et la fille de l’hôtelier joue un mauvais tour à DQ. La fille se fait passer pour une demoiselle et vient demander à DQ de lui tendre la main, à travers la lucarne. Celui-ci la tend, Maritornes l’attache au licou de l’âne de SP, DQ reste ainsi jusqu’à l’aube, se croyant enchanté.

XLIV: Il crie au matin, car Rossinante, voulant flairer un autre animal, a fait tomber son maître. Maritornes le détache juste avant que les autres n’accourent. Des hommes cherchent le jeune homme déguisé en muletier. Son père veut qu’il revienne, mais Don Luis refuse. Il avoue tout au père de Clara qui demande à réfléchir. Pendant ce temps, de ôtes veulent partir sans payer, l’hôtelier leur court après, s’ensuit une bagarre, DQ a la permission de la princesse Micomicona de l’aider, supplié par la fille de l’hôtelier, mais il se rappelle qu’il ne peu combattre des gens de bas étage, il envoie donc SP. Mais celui-ci rencontre le barbier qui reconnut son plat à barbe. Il le réclame, DQ veut le garder…

XLV: DQ dit que c’est un armet, le barbier, un plat à barbe. Maître Nicolas et le curé s’en mêlent, pour pousser jusqu’au bout la plaisanterie, ils assurent au barbier qu’il s’agit bien d’un armet. S’ensuit une bagarre générale.


XLVI: Les archers mettent tout le monde d’accord et le curé paye le plat à barbe au barbier. Tout redevient calme, DQ dit à la princesse qu’il est grand temps de se mettre en route. Mais SP qui a vu Dorothée embrasser Don Fernand à maintes reprises, fait dire à DQ qu’elle n’était pas du tout ce qu’elle prétendait.   DQ rentre dans une terrible colère, Dorothée le calme en disant que ce devait être à cause d’un enchantement si fréquent en ce château. Le curé et Nicolas attachent DQ pendant qu’il dort et le mettent dans une charrette à bœufs, pour le ramener dans son village et éviter ainsi à Dorothée et à Don Fernand de faire le voyage. DQ se croit la victime de fantômes et enchanté. Le curé contrefaisant sa voix, lui prédit qu’il parviendra à sauver le royaume de la princesse, DQ est rassuré.

XLVII: Ils prennent congé de tous, l’hôtelier donne d’autres manuscrits au curé. Ils partent. Un chanoine arrive, le curé et lui parlent de DQ et de la mauvaise influence des livres de chevalerie.

XLVIII: Suite de leur entretien. SP en profite pour essayer de prouver à DQ qu’il n’est pas enchanté; Il lui demande s’il a envie de déféquer, DQ y répond par l’affirmative.

XLIX: Les autres acceptent qu’il sorte un peu. Le chanoine, dans un long discours, lui laisse entendre qu’il n’y a jamais eu de chevaliers errants. DQ mélange vérités et mensonges et stupéfie le chanoine.

L: Suite de leur entretien, DQ loue les chevaliers. Puis arrive un chevrier.


LI: Celui-ci leur raconte l’histoire de ce laboureur qui aimait tant sa fille. Sa beauté est grande, tous sont amoureux d‘elle, y compris celui qui raconte et son ami Anselme. Elle tombe amoureuse d’un soldat, Vincent de la Roca, plus menteur que jamais et s’enfuit avec lui.   Il la vole (elle s’appelle Léandra) et l’abandonne. Son père l’enferme chez lui. Ayant perdu de vue leur muse, les jeunes hommes se font chevriers et chantent la beauté de leur belle parmi les champs.

LII: DQ lui propose son aide, le chevrier lui dit ou qu’il se moque de lui ou qu’il est fou, DQ se jette sur lui. Grosse bataille. Puis DQ voit une procession de pénitents vêtus de blanc et portant une sainte image, qu’il prend pour des félons ayant fait prisonnière une gente dame; Il se rue au combat, mais un des porteurs l’assomme d’un coup de fourche. SP le croit mort. A ses cris DQ se réveille. SP lui demande de retourner à leur village pour préparer une troisième sortie, DQ accepte. SP retrouve sa femme, personnage haut en couleurs.   Sur la suite des aventures de DQ, rien, à part des vers écrits en l’honneur de DQ, SP et Dulcinée et des épitaphes, écrits par des académiciens espagnols.

FIN PREMIERE PARTIE, voir suite:
http://lettresco.blogspot.fr/search/label/Cervantès
Nathalie LECLERCQ

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