samedi 18 mai 2013

STERNE, VIE ET OPINIONS DE TRISTRAM SHANDY, RESUME



Préface
Sterne est né en Irlande, en 1713. Eugénius, c’est son complice, l’extravagant Jonh Hall-Stevenson. Et il fut lui-même pasteur (Yorick). Jenny, c’est la chanteuse, Catherine Fourmentelle, dont il tomba amoureux.

Livre I
I: Il se dit que ses parents auraient dû réfléchir à deux fois avant de l’engendrer. 
II: Théorie de l’Homunculus, le spermatozoïde.
III: Selon son oncle Toby, ses malheurs ont commencé neuf mois avant qu’il ne vienne au monde.


IV: Il remonte à la nuit de sa conception, en mars 1718, il le sait car son père avait pris l’habitude de remonter la pendule le soir du premier dimanche de chaque mois et de remplir ses devoirs conjugaux.
V: Il est né le 5 mars 1718 et depuis il n’a cessé d’être le jouet de la fortune.
VI: Il décide de raconter sa vie pour donner envie au lecteur d’en savoir plus sur ses opinions. 
VII: Comment une veuve devient sage-femme.
VIII: Il dédicace son livre à un certain lord.
IX: Toutes les chimères lui sont dédiées, le reste étant dédié à la lune.
X: Comparaison entre Rossinante et l’âne du pasteur. Il décide de garder cette monture, car, ne cessant de prêter son cheval qu’on lui rendait toujours dans un piteux état, il se dit qu’il pourrait utiliser cette dépense pour les pauvres et les vieillards.
XI: Le caractères et les origines du pasteur Yorick.
XII: Le dernier soupir de Yorick, suivi de deux pages noires.
XIII: La sage-femme a une très bonne réputation dans la sphère toute relative de ses relations.
XIV: Tant il y aura d’arrêts, d’explications à donner et de personnages à décrire, qu’il décide d’écrire sa vie à raison de deux volumes par ans.
XV: Il retranscrit le contrat de mariage de ses parents qui stipule que sa m ère aura le droit d’accoucher à Londres. Sauf si elle y est allée sans raison avant. Et comme ce fut le cas avant sa naissance, il naquit avec un nez écrasé. 
XVI: Par sa mauvaise humeur pendant qu‘ils étaient à Londres, son père avait lassé la patience de sa mère.
XVII: Son père annonce à sa mère, le jour de la conception du narrateur, qu’en accord avec le contrat, elle accouchera à la campagne, pour compenser le voyage à Londres.
XVIII: Il a commencé à écrier ce livre le 9 mars 1759. Sa mère décide donc de prendre la vieille sage-femme. Son père quand même inquiet, réussit à lui faire accepter la présence d’un accoucheur, mais qui n’interviendra qu’en cas de problème. Grand mystère sur l’identité de cette « chère Jenny ».
XIX: Son père, grand rhétoriqueur attache beaucoup d’importance au choix d’un prénom. Mais celui qu’il détestait le plus, c’était Tristram.
XX: Dialogue entre le narrateur et une lectrice qui aurait dû conclure que sa mère n’est pas papiste puisqu’il dit qu’il devait être né avant d’être baptisé. Et d’en conclure qu’il faut penser en lisant.
Mémoire des Docteurs en Sorbonne sur cette difficulté de baptiser l’enfant avant qu’il ne soit né, quand l’enfant met du temps à apparaître. Et le narrateur d’ajouter qu’il serait bien plus simple de baptiser les spermatozoïdes. 
XXI: Son oncle, le frère de son père, un gentleman chaste, qui siffle un air de Lillabullero quand il est surpris ou choqué.
XXII: Il explique comment son ouvrage digresse et progresse en même temps.
XXXIII: De l’utilité d’avoir une vitre devant le cœur, on aurait notre âme à nu. Mais comme ce n’est pas le cas, il va décrire son oncle d’après sa chimère.
XXIV: La description de l’un éclairera la description de l’autre.
XXV: Son oncle fut blessé à l’aine au siège de Namur, il reste cloîtré dans sa chambre pendant quatre ans, à Londres, p érode pendant laquelle son père venait chaque jour le visiter.


Livre II:
I: Son oncle a beaucoup de mal à décrire la bataille des anglais contre les hollandais. Alors il se procure une carte.
II: Car le pouvoir des mots est tel qu’ils mirent sa vie en péril.
III: Mais plus il regarde la carte de Saumur, plus il veut en savoir et lit beaucoup d’ouvrages sur les arts militaires et autres, comme par exemple, le calcul de la trajectoire d’un boulet de canon.
IV: Du coup, désireux d’étudier les fortifications, il en oublie son mal et donne l’ordre à son chirurgien ébahi, de le guérir au plus vite.
V: Le caporal Trim, son domestique, si volubile, lui conseille d’aller à Shandy Hall, où il pourra s’adonner à son loisir autant qu’il le voudra. Il lui dit qu’il pourrait même l’aider à faire des fortifications sur un quart d’arpent de terre. C’est ce qu’ils firent dès le lendemain.
VI: Suite du dialogue entre les deux frères, sa mère est en train d’accoucher de lui. Son oncle dit à son frère que sa femme ne veut peut-être pas d’un accoucheur par simple pudeur.
VII: Son père en casse sa pipe, il va pour lui expliquer ce que sont les femmes, mais des coups violents à la porte l’interrompent.
VIII: Il nous rappelle combien il a su ménager le temps nécessaire à Obadiah, pour aller chercher l’accoucheur, le Dr Slop. Et de nous décrire les astuces de son roman. Mais de toute façon, Obadiah a rencontré le Dr Slop dans le jardin…
IX: Obadiah, dans sa précipitation, fonce droit sur le gros docteur (passage très réussi).
X: L’entrée du docteur plein de boue et les pensées de chacun.
XI: Il en appelle à notre imagination pour se représenter la scène. Le Dr va pour aider ma mère, il ignore qu’elle lui préfère une femme. Mais il a oublié ses instruments chez lui. Obadiah doit aller les chercher.
XII: L’oncle se lance alors dans l’explication des différences entre les demi-lunes et ravelins. Son frère n’en peut plus, comment peut-il parler de ces idioties, alors que sa femme hurle! Mais Toby, même s’il ressent ces injures, ne dit rien, car c’est un être placide et paisible. Le narrateur raconte comment il rendit sa liberté à une mouche en disant: Le monde est bien assez grand pour nous contenir tous deux. Leçon d’universelle bonté qu’il n’a jamais oubliée, il y doit une bonne moitié de sa philanthropie. Puis les deux frères se réconcilient…Son père dit que ses plaisirs ne le regardent pas et qu’il aimerait, si cela se pouvait, les accroître. Son frère lui fait remarquer qu’il le fait en agrandissant la famille Shandy. Le Dr dit qu’il accroît aussi son propre plaisir.
XIII: A cela, l’oncle objecte que son frère le fait par principe+ allusion coquine du DR, mais le père dit que ça ne vaut même pas d’en parler.
XIV: La conversation reprend sur le Stevinus, auquel a pensé Toby, en voyant entrer le docteur. Ils parlent de l’invention d’un char à voiles qui allait aussi vite que le vent. Mais son père va pour se lancer dans une dissertation quand…
XV: Trim rapporte le livre que Toby a réclamé et pour rire, il le secoue pour voir s’il contient un char à voiles. En fait, un sermon tombe à terre, Trim se propose de le lire, car il aime autant lire que parler.
XVI: Le Dr Slop y consent. L’article traite de la conscience.
XVII: Description précise de Trim, de la façon dont il se tenait légèrement incliné en avant. Dès la première phrase du sermon, tous l’interrompent. Trim évoque la mort de son frère. Puis il reprend le long sermon qui traite de la conscience qui devrait dicter à  chacun son niveau de culpabilité et de pureté, mais comme ce n’est pas toujours le cas, il faut la religion et la morale pour être guidé… Tout cela agrémenté de quelques remarques des auditeurs. Ils concluent qu’il s’agit d’un sermon de Yorick.
XVIII: Obadiah arrive avec les outils, le père avoue au Dr qu’il ne doit intervenir qu’en cas d’urgence…
XIX: Puis il explique combien son père a des avis sur tout et très éloignés des opinions communes. Ainsi, il aimerait que ses enfants naissent par les pieds, pour que le cerveau ne soit pas endommagé… D’où le choix porté au Dr Slop, qui a inventé les forceps qui tournent l’enfant dans le ventre. Enfin, tout cela n’explique pas pourquoi le narrateur a perdu son nez, et a été appelé Tristram! Suite au prochain épisode.


Livre III: 
I: L’oncle Toby demande au Dr: Que n’avez-vous vu nos prodigieuses armées de Flandres? (A comparer avec les progrès de la médecine qu’évoquait plus haut le Dr). Celui-ci est ahuri et semble sur le point d’être vaincu…
II: Son père répète la phrase, mais il prend sa perruque   de la main droite et tire son mouchoir de la main gauche, posture si absurde, que le narrateur fait remarquer…
III: De cette posture naît une contorsion en diagonale… et Toby de penser aux circonstances de sa blessure et d’appeler Trim pour qu’il lui apporte sa carte de Namur…
IV: Métaphore du justaucorps et de sa doublure pour le corps et l’esprit.
V: Tout homme, sauf le placide Toby, aurait cru que son père était en colère.
VI: Son père parle des dangers de l’accouchement, Toby siffle Lillabullero.
VII: DR Slop est en colère contre Obadiah qui a attaché le sac d’instruments, mais est allé si vite dans sa course, que le contenu faisait un vrai vacarme.
VIII: Alors il a ligoté le tout avec un ruban, le tout très difficile à dénouer.
IX: Le DR remercie le ciel que l’accouchement soit si long et lui laisse le temps de le dénouer. Mais un bruit de pas dans la chambre lui indique qu’il doit faire vite.
X: Il peste contre Obadiah, son père le défend et demande au Dr de lire une formule d’excommunication donnée en latin.
XI: Et en français: Formule d’excommunication assez longue. Obadiah est maudit, Toby réprouve.
XII: Remarques sur les jurons.
XIII: La sage-femme fait appeler le DR, mais il veut qu’elle vienne le voir.
XIV: Considération sur un trait de l’éloquence lié à la longueur de la toge…
XV: Le Dr a son grand sac vert sur les genoux qui remplace une toge, et sort les forceps, mais l’éloquence de son geste est gâché parce qu’il y pend une seringue, d’où l’exclamation de Toby: Nos enfants naissent-ils avec des seringues?
XVI: Ceci étant, le Dr mime la scène de l’accouchement aux forceps, mais, est-ce à cause de son pouce?, s’il y avait eu un enfant entre ses mains, il aurait eu le cervelet broyé.
XVII: La sage-femme est arrivée sur ces entrefaites, le Dr l’accompagne dans la chambre.
XVIII: Les deux heures semblent un siècle au père, dissertation sur l’écoulement du temps et la succession des idées, avec Toby, qui s’en fout des abstractions et qui prend les évènements comme ils viennent.
XIX: Mais son père, d’humeur pétulante, interrompt cette discussion hautement philosophique.
XX: Ils s’endorment, l’auteur en profite pour écrire sa préface.
XXI: Il a voulu mettre dans son esprit tout l’esprit et le sens que lui a donné le créateur. Remarques sur L’Esprit et le Jugement, à travers toute la terre et de leur nécessité.
XXII: Trim ayant achevé ses mortiers, vient les montrer à Toby, mais comme les gonds de la porte grincent, il les réveille. Colère du père vite retombée.
XXIII: Trim leur apprend que le Dr est dans la cuisine à faire un pont. Pour comprendre la méprise de Trim, le narrateur doit raconter une anecdote concernant Trim.
XXIV: pendant que Toby séduisait la veuve Wadman, Trim séduisait la servante. Mais Toby abandonne au bout de neuf mois, Trim continue pendant cinq ans. Il rencontre Brigitte dans le jardin, il l’entraîne, glisse et tombe sur un pont qu’il avait construit avec Toby. Sujet de grand divertissement pour son père…Il n’arrête pas de taquiner Toby à ce sujet.
XXV: Alors Trim doit construire un autre pont, et sur le modèle italien, mais il y a des problèmes, Trim doit trouver la solution.
XXVI: Dons son père croit que le Dr drague quelqu’un, alors que Toby prend la phrase au sens littéral. 
XXVII: Mais Trim dit qu’il s’agit d’un appareil pour le nez de l’enfant qu’il a aplati avec ses instruments;
XXVIII: le narrateur fait part de sa vive émotion à l’écriture de ces souvenirs.
XXIX: Désespoir de son père.
XXX: Mais il faut expliquer le pourquoi d’une telle douleur.
XXXI: Son bisaïeul n’avait pas de nez… Mais il convient de définir le mot nez: un nez et rien de plus.
XXXII: Ce qui fait que le bisaïeul accepte de donner la rente que sa femme lui réclame.
XXXIII: Lourd tribut pour un si petit défaut, son père en fut traumatisé.
XXXIV: Son père a passé sa vie à collectionner les ouvrages sur les nez.
XXXV: Description de cette petite collection.
XXXVI: Mais serons-nous capables de pénétrer la signification morale des marbrures couvrant la page ci-après? Et de discerner les opinions et vérités encore mystiquement cachées sous le voile de sa page noire? (recto, verso)
XXXVII: Son père lit et relit Érasme, mais il craint de ne pas tout saisir.
XXXVIII: S ‘ensuit une longue liste des différents auteurs qui ont parlé de nez et de leur importance dans la théorie des grands nez. Mais le narrateur n’a plus le temps… Il ne lui reste que cinq minutes…
XXXIX: Son père ne cesse de vouloir partager ses découvertes avec son frère.
XL: L’attitude concentrée de Toby laisse croire à son père qu’il est compris et même plus encore, mais en fait c’est ni l’un ni l’autre.
XLI: Toby pense souvent à autre chose, mais il déconcerte souvent son père par des questions simples, telle: n’est-ce pas la volonté de dieu?
XLII: Son trésor, son livre de prédilection, c’est Slawkenbergius, dont il va retranscrire le 9e conte de la 10e décade.
Livre IV:
Donné en latin et en français : Un étranger à Strasbourg provoque des commentaires de tous ceux qu’il croise à cause de la grandeur de son nez. Tout le monde veut le toucher pour vérifier qu’il est bien vrai. Tous en perdent le sommeil. Mais lui, imperturbable, arrive à Frankfort. Beaucoup de controverses sur ce nez et de la part de gens de toutes sortes. Ils attendent donc son retour avec impatience, qui devait avoir lieu un mois après sa venue. Puis l’auteur explique les schémas de son histoire (protase, épitase, catastrophe.). Le frère de sa bien-aimée, Julia, le retrouve, elle est sur le point de mourir du chagrin de son départ, dont elle est la cause, puisqu’elle lui a interdit de revenir la voir, objectant que son nez était faux. Il lui donne sa lettre, Diego (le héros) court la rejoindre. Les habitants de Strasbourg, tous sortis pour l’accueillir, sont envahis par les français….
I: Mais nous ne saurons jamais si son nez était faux ou non…
II: l’affliction de son père retombe quand il voit le regard plein de douceur de son frère.
III: Il lui demande quel homme a été frappé de plus de coups.
IV: Trim parle alors du malheur de son frère et d’un de ses amis. Toby lui lègue ce qu’il a pour être sûr qu’après sa mort il ne manquera de rien.
V: Une seule question du père: Est-ce bien le moment de parler de pensions et de grenadiers?
VI: Mais après une seconde tentative, il réussit à se lever et dit...
VII: A toc qu’il fallait s’émerveiller de la promptitude de l’esprit à se remettre. Toby dit que c’est grâce à dieu.
VIII: Mais son père pense que ce pouvoir est en nous. Alors pour contrecarrer la disgrâce de son fils, il décide de l’appeler Trismégiste.
IX: Son père fait observer qu’il y avait très peu de chances pour que les forceps n’esquintent cette partie du corps. Toc fait remarquer que cela aurait pu être bien pire si l’enfant s’était présenté par les hanches.
X: Chapitre sur l’importance de la division de son livre en chapitres.
XI: Son père dit qu’il va tout arranger en lui donnant comme nom Trismégiste (nom d’un roi)
XII: Les femmes et leur supériorité dès qu’il s’agit de mettre un enfant au monde.
XIII: Au rythme où il va, il lui en reste beaucoup à écrire… Il n’en est qu’au premier jour de son existence. Il s’adresse à votre excellence.
XIV: Susannah comprend mal le nom, le vicaire l’appelle donc Tristram.
XV: Il veut faire un chapitre sur les boutonnières, mais il en fait un sur le sommeil, puisque tout le monde dort, et cite Montaigne.
XVI: Il apprend la vérité, sa femme est désespérée.
XVII: Son père accuse le coup sans broncher.
XVIII: Trim et Toby disent que le nom n’a aucune importance sur le champ de bataille.
XIX: Lamentation de son père.
XX: Le narrateur poursuit la course effrénée de son histoire.
XXI: François 1er  veut que la Suisse soit marraine de son fils, mais elle veut lui donner un nom si long et si absurde, qu’il préfère leur faire la guerre.
XXII: Il rappelle que toute ressemblance de ses personnages avec des hommes connus est fortuite.
XXIII: Son père demande à Yorick s’il peut changer le nom de baptême.
XXV: Il explique qu’il a déchiré le chapitre...
XXIV : qui lui semblait inutile et où il racontait le voyage vers la ville et les armoiries de sa famille peinte sur le carrosse, avec une bande sénestre, au lieu de dextre, au grand dam de son père.
XXVI: Les raisons pour les quelles Yorick a déchiré son sermon et qu’il explique à un certain Didius;
XXVII: Quelqu’un, à table, prononce le mot foutre. C’est Phutatorius. Une châtaigne brûlante est tombée dans sa culotte, et comme Yorick s’est levé pour la ramasser, Phutatorius a cru, vu qu’ils ne s’aimaient pas, qu’il la lui avait lancée.
XXVIII: Eugénius lui conseille d’appliquer une feuille récemment imprimée sur sa brûlure, l’encre apaise les effets,  mais Yorick lui déconseille d’y mettre son dernier traité du concubinage… (sur ses testicules)…
XXIX: Kysarcius et Triptolemus discutent des possibilités d’annulation d’un nom de baptême. Puis ils en arrivent à dire que les parents ne sont rien à leur fils…
XXX: Yorick de conclure que c’est peut-être lui son plus proche parent.
XXXI: Son père se ronge les esprits pour trouver une solution, il reçoit de l’argent de sa tante, à un procès pour une histoire de chênaie, son frère Bobby meurt.
XXXII: Tristram se retrouve donc le seul héritier, là commence sa vie et ses opinions, mais il n’a toujours pas eu le temps de raconter les campagnes et les amours de son oncle Toby, c’est le morceau de choix de son livre. Il écrit  « Finis » à la fin de ce livre.
Livre V:  
Dédicacé à Lord Vicomte John Spencer
I: chapitre sur les moustaches, et de ce mot à la cour de la reine marguerite de Navarre.
II: Son père apprend la mort de son fils aîné.
III: Au lieu de pleurer ou de se désespérer, il fait un long discours sur les avantages de la mort (on n’a plus soif, plus d’envies…).
IV: Court, suite du dialogue entre son père et Toby.
V: Sa mère passe par là et écoute, elle a entendu le mot femme et croit qu’ils parlent d’elle;
VI: Parallèlement, Trim fait de même dans la cuisine, mais avec une verve bien moins érudite et cultivée.
VII: Et parce qu’il laisse tomber son chapeau d’une certaine façon, la phrase: Nous, que voici bien vivants, soudain ne serons-nous pas-morts., prend tout son sens, les femmes éclatent en sanglots.
VIII: L’auteur précise que le chapitre précédent, sur les femmes de chambre et les vieux chapeaux, remplace celui annoncé sur les boutonnières et les femmes de chambre.
IX: Et Trim d’ajouter que le plus beau visage n’est que pourriture.
X: Il ajoute que la mort n’est rien. Il s’inquiète surtout pour son maître qui gardera toute sa tristesse en lui, et ne pleurera pas comme madame, ou ne fera pas de longs discours sur la mort, comme monsieur, mais soupirera en silence, comme après la mort du petit lieutenant.
XI: Mais il a oublié sa mère sur le pas de la porte. Il déclare qu’il dira toujours la vérité car elle compte plus que tout
à ses yeux.
XII, XIII, XIV: Elle écoute le dialogue entre Toby et son mari qui parle de Socrate et de ses enfants, il en a eu trois, elle croit qu’il parle d’elle et crie qu’il y en a un de trop. Mais tout s’arrange, Toby la ramène près de son mari.
XV: Cela aurait pu clore le premier acte de son livre, et en musique (beaucoup d’onomatopées musicales).
XVI: Son père décide alors d’écrire une charte sur l’éducation, soucieux de s’occuper pleinement de son unique fils. Mais, de l’opinion de Jean de la Casse, évêque de Bénévent, les démons inspirent une grande partie des écrits, qu’il faut donc y résister et n’écrire que très succinctement, c’est pourquoi, son père mit trois ans à l’écrire, durée pendant laquelle il ne s’occupa pas du tout de son fils, ce qui fit qu’une grande partie de cette charte devint inutile…
XVII: Quand un petit accident survint où il perdit quelques gouttes de sang (le narrateur).
XVIII: Trim se sent complice de cette histoire de châssis (qui retomba sur ses doigts).
XIX: Car il avait pris les plombs et les poulies de la fenêtre pour construire et garnir une gorge de redoute à Toby.
XX à XXX: Il dit donc à tous que c’est de sa faute, mais Toby dit que c’est de la sienne puisqu’il a obéi à ses ordres. Il compare cet événement à une bataille qui coûta la vie de beaucoup d’hommes, et qui en fut responsable? Celui qui en avait donné l’ordre. Ils vont tout avouer au père, celui-ci a accouru vers son fils qui avait hurlé en apportant un livre!! Pour voir comment le soigner. Il propose à Trim et aux autres de leur lire quelques passages du Tristrapédie..
XXXI: Son intro ou préface traite de l’union du mâle et de la femelle, puis il dit que l’enfant doit le respect à sa mère,
XXXII à XLIII : Trim récite les dix commandements qu’il connaît par cœur, son père n’était jamais embarrassé pour dire quelque chose à n’importe qui sur n’importe quel sujet…Discours sur le combat que se livre en nous la chaleur radicale et l’humidité radicale, il faut donc apprendre à un enfant à ne pas se jeter ni dans le feu, ni dans l’eau. Toby dit que cela explique pourquoi il n’est pas mort dans les tranchées, atteint de fièvre, parce que Trim lui a donné à boire du vin chaud (chaleur et humidité). L’arrivée de Slop interrompt Trim qui allait donner son avis. Puis de l’utilité d’apprendre aux enfants à utiliser les auxiliaires, ainsi ils pourront discourir sur tout, et son père donne un exemple à Trim sur un ours blanc (Ai-je vu un ours blanc?….)

Livre VI:
I: Des baudets qui les ont regardés passer.
II à VI: Son père referme son livre en disant que cette machine est incroyable pour ouvrir l’esprit des enfants, Toby dit qu’elle le fera plutôt voler en éclats. Puis il évoque les jeunes prodiges capables de parler quatorze langues à dix ans. Puis Slop et Susannah se querellent. Son père décide de donner un précepteur à son fils, Toby lui conseille le fils du pauvre Le Fever (celui qui est mort).
VII à XIII: Il va raconter l’histoire de ce Fever, mais il fait une digression sur le fait que Trim était assis en mangeant avec Toby (car Toby ne supportait pas de savoir que le caporal avait mal au genou), et il ajoute : Je ne conduis pas ma plume, elle me conduit. Bref, l’aubergiste d’à côté vient demander du vin pour un brave malade qui couche dans son auberge, veillé par son fils de onze ans. Toby est profondément touché par cette histoire, il envoie Trim. Celui-ci revient et lui raconte que ce soldat est le lieutenant Le Fever qui a vu mourir sa femme dans ses bras. Toby veut le faire venir chez lui pour le soigner, il va le lui dire, mais celui-ci meurt. Toby s’occupa de son fils, jusqu’à ce qu’il voulut devenir soldat, et qu’il alla se battre avec son épée, seul héritage de son père, contre les Turcs.  Puis, au bout de quatre ans, il tombe malade. Toby venait d’en avoir des nouvelles quand l’accident est arrivé. Le Fever étant affable, généreux et bon, il remplissait toutes les qualités demandées par son frère pour être précepteur de Tristram.
XIV: Slop soigne si mal le narrateur, qu’il a pensé en mourir.
XV à XVII: De la décision de faire porter une culotte à son fils. Suivant les conseils des anciens de ne prendre débattre que saouls, puis sobres, son père délibérait de sujets importants avec sa femme que le premier dimanche de chaque mois (il fait l’amour avec elle), et le samedi qui précédait. De même, l’auteur écrit repu, et corrige à jeun.
XVIII: Dialogue du dimanche entre son père et sa mère au sujet de ces culottes. Sa Mère est toujours d’accord, quoiqu’il dise.
XIX: Il va donc chercher de plus amples renseignements dans les livres, mais ils ne parlent pas des culottes.
XX à XXX: Comment Toby exécute ses fortifications, à l’aide de Trim, dans son potager.
XXXI et XXXII : Du désespoir de Toby à la paix d’Utrecht. Son frère de le consoler en lui disant qu’il y aurait bien une autre guerre, Discours apologétique de son oncle Toby sur les raisons qui l’ont poussé a désirer que la guerre durât quelque temps encore.
XXXIII à XXXV: Toby perd toute gaieté.
XXXVI: De la nécessité de définir ou non l’amour avant de raconter celle de l’oncle Toby avec la veuve Wadman.
XXXVII: Toby tomba donc amoureux (remarques sur cette expression).
XXXVIII: Et d’une femme très belle dont il nous donne le portrait: une page blanche!
XXXIX: Sa mère annonce à son père que son frère va se marier avec Mme Wadman.
XL: Il fait des courbes qui retracent le cheminement de son cinquième livre, avec ses digressions plus ou moins importantes, la perfection étant la ligne droite.
Livre VII:
En-tête: Ceci n’est pas une digression, mais l’œuvre même.
I: Il est malade, et se dit qu’il ne parviendra pas à écrire ses deux volumes par an. Il fait part de sa crainte de la mort, qui a trouvé où il habitait, à son ami Eugénius, qui lui redonne espoir.
II à IV: Il prend le bateau, va à Calais, il est très malade pendant le voyage. Il ne décrira pas la ville, car il a eu à peine le temps de la voir, et de toute façon, il préfère écrire en galopant.
V: Mais il la décrit quand même! Son église, sa grande place, ses fortifications…
VI: Mais il méprise ce procédé.
VII: Va à Boulogne, on le prend pour un criminel en fuite tant il semble fuir (la mort aux trousses…).
VIII: Les postillons sont trop lents et ne cessent de s’arrêter, mais bon an mal an, il parvient à Montreuil. 
IX: Il trouve cette ville lamentable et lui préfère de loin la fille de l’aubergiste: Janneton.
X à XII: A Abbeville, où il ne voudrait mourir pour rien au monde. Considérations sur la mort.
XIII à XX: Le mouvement lui apparaît vie et joie. Il ne parvient pas à dormir, car il doit sans cesse payer la poste (le changement des chevaux). Passe à Chantilly, puis arrive à Paris, où il y a tant de barbiers et de rôtisseries. Il ne la voit que la nuit, non éclairée et ne la trouve pas si belle que ça. Il trouve que les cochers sont brutaux avec leurs bêtes, ils les font avancer à coups de gros mots, si grossiers, qu’il ne peut pas les dire, mais voici une histoire pour nous les faire comprendre.
XXI à XXV: Histoire de l’abbesse des Andouillettes et d’une novice, Marguerite, qui accompagnait la première aux eaux de Bourbon, parce qu’elle avait très mal à la jambe. Mais le muletier qui conduit leur calèche va boire un coup dans une auberge. Les mules continuent seules, Marguerite sait qu’il faudrait prononcer ces fameux mots, mais elles seraient damnées, si elles les prononçaient. L’abbesse a donc l’idée de les couper en deux, l’une crie Fou, l’autre TRE, et bougre. Mais ça ne sert à rien.
XXVI à XL: Fontainebleau, Joigny, Auxerre, où il se rappelle qu’il était déjà venu avec son père et son oncle, ils ont visité la chapelle Saint Germain. Mais son père ne voit rien comme les autres. Pui
s à Lyon, où il va voir la tombe des deux amants, Amandus et Amanda qui moururent de joie lorsqu’ils se retrouvèrent enfin 20 ans après leur séparation. Mais un âne lui barre le passage, il a une conversation avec lui et lui donne un macaron, juste avant que son maître n’arrive et le roue de coups… Puis un commis lui réclame de l’argent au nom du roi, taxe routière, mais il dit qu’il va prendre la mer, querelle, puis il se rend compte qu’il a perdu ses tablettes où il écrit ses notes, en fait, il les a oubliées dans la chaise qu’il a vendue… Il les retrouve, se rend sur la tombe, qui n’existe pas!
XLI: Prend le bateau, puis va à Avignon, où le vent emporte son chapeau.
XLII et XLIII: Puis après avoir voyagé à toute vitesse, il décide de parcourir le sud de la France, à dos de mulet et discutent avec tous les gens qu’il rencontre. Il en garde un de ses meilleurs souvenirs. Il dans avec une fille brune au bord de la route et danse ainsi de ville en ville, jusqu’à ce qu’il s’arrête chez M. Perdrillo, où il décide de raconter enfin les amours de l’oncle Toby.

Livre VIII
I et II: Considérations sur ses digressions et sur son écriture.
III et IV: Il en est de l’amour comme du cocuage… La tante Dinah a couché avec son cocher. L’oncle Toby n’a rien vu venir, malgré les avertissements de Susannah.
V à VII: Ne dirait-on pas que je m’embarrasse moi-même dans des nœuds inouïs pour le simple plaisir de les dénouer moi-même?

VIII à XXXV: Lorsque Toby quitte Londres pour Shandy Hall, la maison n’est pas meublée, il dort donc, pour quelques nuits, chez Mme Wadman. Elle tombe amoureuse de lui, et tout comme Toby suit l’évolution de ses tranchées, elle mène une guerre pour le séduire. Prétextant s’intéresser aux ouvrages de Toby, qui gardait toujours une carte épinglée à l’intérieur de son matin, elle lui posait des questions, et profitait de l’explication pour toucher sa main, de sa main et sa jambe de sa jambe. Trim veut raconter l’histoire du roi de Bohême à Toby, pour le divertir de la destruction des fortifications de Dunkerque, mais Toby l’interrompt sans cesse, pour la date, ou pour une épithète, tant et si bien que Trim, ayant à peine commencé son histoire, en vient à raconter comment il fut amoureux, lorsqu’il fut blessé au genou. Mme Wadman écoute, cachée. Trim est recueilli et soigné par des paysans et une béguine qui lui sert d’infirmière. Il en tombe subitement amoureux lorsqu’elle lui frictionne le genou, un dimanche après-midi. Mme Wadman, échauffée par cette histoire, surgit et dit à Toby qu’elle a quelque chose dans l’œil.   Alors que son père maudit le ciel et lui-même lorsqu’il est amoureux, Toby fut doux comme un agneau. Il avoue tout à Trim qui le conseille sur la bataille à livrer, tandis que Brigitte promet d’aider sa maîtresse à en savoir plus sur la blessure à l’aine de Toby, en séduisant Trim. Celui-ci dit à Toby que pendant que son maître déclarera sa flamme, en costume de guerrier, il séduira Brigitte. Walter (prénom de son père) lui donne de multiples conseils dans une lettre, tels que ne pas manger de gibier, boire de la verveine (pour calmer ses ardeurs) et faire en sorte de rendre curieuse Mme Wadman, car si elle en sait trop trop vite, elle se lassera. Enfin, le matin de la bataille est arrivé, mais cela vaut bien un neuvième livre…

Livre IX:
Si nous nous sommes trop moqués de quelque chose, […] je t’en prie, ne le prends pas mal. (en latin)+ présenter des objets nouveaux pour divertir.
I: Sa mère décide de regarder par le trou de la serrure. Mais elle n’a jamais eu une once de lascivité en elle.

II: Le costume qui aurait dû être ridicule de son oncle est empreint de sa bonté.
III à IX: En chemin, Trim raconte comment son frère Tom a choisi une juive qui tenait un commerce de saucisses pour cible. Mais il sera condamné à mort par l’inquisition. Toby se décide à y aller, Walter et sa femme les regarde de loin.
X: Walter s’impatiente pendant que Trim raconte son histoire, et il est fou de colère quand il les voit faire demi-tour.
XI: Son père se demande ce qu’ils font, sa mère acquiesce à tout, surtout quand elle ne comprend pas certains termes techniques qu’elle n’a jamais d’ailleurs cherché à traduire. Au grand dam de son père, toujours en mal de discussions sérieuses.
XII: Mais afin de conserver un juste équilibre entre la folie et la sagesse, il se doit de faire quelques dissertations, ou digressions, sur des sujets divers. Sur l’âme…
XIII: Sur le fait de se raser, après avoir écrit des stupidités. Faire sa toilette, s’habiller et se vêtir d’idées. Et se remettre à écrire. C’est ainsi qu’il lui arrive de salir trente et une chemises en un mois.
XIV à XVII: Trim frappe à la porte et autres digressions.
XVIII et XIX: Pages blanches, qu’il appellera chapitres vides au chapitre XXV.
XX: Les cinquante fin différentes civiles et religieuses d’une femme, voulant prendre un mari, selon Slawkenbergius. Elle tâte l’âne (?).
XXI et XXII: Et Toby est un mari parfait + digressions
XXIII et XXIV: Maria, qui a perdu l’esprit, racontée par le postillon, durant son voyage, alors qu’il est en train d’écrire les amours de Toby. Elle jouait de la flûte à merveille. Mais nous n’en saurons pas plus.
XXV: Sur les chapitres vides. Qu’ils apprennent à laisser les auteurs raconter leurs histoires à leur façon.
XXVI: Mais avant, elle veut savoir s’il est en bon état de fonctionnement. Or, au lieu de lui dire où il a été blessé, Toby se lance dans le recit complet de sa blessure, carte à l’appui.
XXVII: Carte de Namur.
XXVIII: Trim fait de même avec Brigitte et lui assure que son maître est totalement valide. Brigitte apprend que ce ne sont que des calomnies;
XXIX: Toby dit à Mme Wadman qu’il l’aime, mais ne dit rien d’autre. Puis il lui laisse entendre, sans lui dire, qu’il veut l’épouser. Et lorsqu’elle lui demande pourquoi, il dit que c’est la bible qui le dit, c’est-à-dire, pour faire des enfants; Mais elle rétorque que cela peut entraîner plus de peines que de joies, pour la femme, par exemple (accouchement).
XXX: Maître et valet font leur cour chaque jour.
XXXI: Toby, un soir, fait la liste des vertus de sa belle. Trim écrit. La première est l’humanité, tant elle lui pose des questions sur sa blessure. Trim lui apprend que c’est plutôt parce que l’aine est proche de… Toby décide aussitôt d’aller voir son frère.
XXXII: Tout le village est au courant que Mme Wadman résiste car elle le suspecte. Walter dit que c’est typique de la luxure des femmes.
XXXIII: Walter tempête contre le péché de chair, mais Obadiah vient le chercher car sa vache n’a apparemment pas été prise par son taureau (comme promis pour son mariage), puisqu’elle n’a toujours pas vêlé, et il soupçonne le taureau d’être stérile…
FIN

Nathalie LECLERCQ



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