samedi 11 mai 2013

MOLIERE, M. de POURCEAUGNAC, RESUME







Ouverture
Eraste conduit un grand concert de voix et d’instruments, pour une sérénade, dont les paroles chantées par trois voix en manière de dialogue, sont faites sur le sujet de la comédie, et expriment les sentiments des deux amants, qui, bien ensemble, sont traversés par le caprice des parents.



 ACTE I
Scène 1 : Julie, Eraste et Nérine. Julie demande à son amant s’il a trouvé un moyen pour leur affaire. Nérine surveille que personne n’arrive. Il lui répond qu’ils ont en main divers stratagèmes et que l’ingénieuse Nérine (femme d’intrigue) et l’adroit Sbrigani entreprennent l’affaire. Nérine s’indigne du fait que son père veut la marier à M. de Pourceaugnac pour trois ou quatre mille écus et qu’il dédaigne celui qu’elle aime. Elle fait serment de rompre ce mariage, elle déteste M. de P. « Nous renvoierons à Limoges M. de P . »
Scène 2 : Sbrigani, ce subtil Napolitain, arrive. Il a vu le bonhomme, et le juge d’un esprit épais, il sera facile à tomber dans les panneaux. Nérine dresse un portrait flatteur de l’illustre Sbrigani. Il a affronté les galères et est exilé de son pays pour d’innombrables actions honorables. Sbrigani fait alors le panégyrique de Nérine. Elle trompa un jeune seigneur en pipant des dés, elle fit des faux contrats qui ruina une famille et commit un faux témoignage. Eraste lui rappelle qu’elle doit faire semblant d’être d’accord avec le père. Eraste fait promettre à Julie que malgré tout, même si rien ne marche, elle sera à lui. Elle lui répond des se contenter de ce qu’elle fait maintenant.
 Scène 3 : M. de P arrive. Il se plaint du fait que les gens se moquent de lui. Sbrigani le défend et lui offre ses services. De suite il lui a plu par son allure et son air honnête. Et une suite de flatteries auxquelles M. de P répond par des ah! Et il ajoute que lui-même est sincère, ennemi de la fourberie et incapable de déguiser ses sentiments.
 Scène 4 : Eraste, Sbrigani et M. de P. Eraste dit à M. de P qu’ils étaient de grands amis il y a cinq ans. M. de P dit à Sbrigani qu’il ne le reconnaît pas du tout. Eraste fait des questions pour pousser M. de P à donner les réponses qui lui manquent et lui fait ainsi croire qu’il connaît toute sa famille. Et il lui demande de loger chez lui.
 Scène 5 : L’apothicaire et Eraste. L’apothicaire sert un médecin qui ne démordrait pas des anciens, dussions-nous en crever. Eraste lui dit qu’il connaît quelqu’un que l’on doit guérir de sa folie avant son mariage. Il loue ce médecin si prompte à laisser mourir ses patients, il a tué trois de ses enfants.
 Scène 6 : Les mêmes + Premier médecin et des paysans. Les paysans lui demandent son aide pour des parents malades. Eraste lui rappelle ce parent atteint de folie qu’il faut guérir au plus vite. Il va se faire aider d’un confrère.
 Scène 7 : M. de P, Eraste, 1 médecin et l’apothicaire. M. de P croit que c’est son maître d’hôtel. Eraste recommande au médecin de faire attention à lui car il a tendance à s’échapper.
 Scène 8 : Le 2e médecin arrive, ils l’auscultent. M. de P n’y comprend rien. Puis le 1er médecin se lance dans une longue tirade censée établir un diagnostique. Il serait frappé de mélancolie hypocondriaque. Il lui faut des saignées, des bains et de la musique. Le 2nd médecin est entièrement d’accord et ajoute aux remèdes des lavements, du sel et des purgations en nombre impaire. M. de P s’insurge et ajoute que sa famille n’a jamais voulu de remèdes et son père et sa mère sont morts sans l’assistance de médecins.
 Scène 9 : M. de P seul dit qu’il n’y comprend rien du tout.
 Scène 10 : Deux musiciens italiens en médecins grotesques suivis de huit Matassins chantent des paroles soutenues de la symphonie d’un mélange d’instruments.
 Scène 11 : L’apothicaire et M. de P: L’apothicaire le supplie de prendre un clystère pour déterger. Les deux musiciens dansent et chantent autour de lui. Tous le suivent une seringue à la main.



 ACTE II
Scène 1 : Sbrigani et le 1ier Médecin. Le 1er médecin l’informe que M. de P ne veut pas prendre ses remèdes. Mais il promet, moyennent cinquante pistoles que lui a remises Sbrigani, qu’il le guérira malgré lui. Sbrigani l’envoie chez Oronte, son futur beau-père, où il séjourne.
 Scène 2 : Oronte et le 1er Médecin, le Médecin demande à Oronte de le laisser le guérir avant de le marier pour qu’il puisse procréer sainement. Il ajoute qu’il lui appartient. Et s’il ne parvient pas à le guérir, il guérira Oronte:  « Il me faut un malade, et je prendrai qui je pourrai.»
 Scène 3 : Sbrigani en marchand flamand et Oronte. Il baragouine que M. de P a beaucoup de dettes et que comme Oronte est riche, tout va pour le mieux. Oronte le remercie de l’information. Sbrigani, une fois seul, dit qu’il sera aisé de les tromper.
 Scène 4 : M. de P et Sbrigani, M. de Pourceaugnac lui raconte ses mésaventures dans une série de galimatias. Il dit que c’est Eraste qui a voulu le tromper. Il lui annonce qu’il se rend chez Oronte pour épouser sa fille; mais après s’être fait prié et le don d’une bague, il lui dit que cette fille est déshonnête et que c’est une coquette achevée.
 Scène 5 : Oronte et M. de P, affrontement interrogatif, mais ils n’ont pas le temps de s’expliquer.
 Scène 6 : Julie arrive, elle feint d’être ravie de le rencontrer. Du coup M. de P pense que c’est une galante. Oronte fait tout pour l’éloigner de lui. Elle veut le caresser. Puis les deux hommes se reprochent leurs torts.
 Scène 7 : Lucette en un charabia difficilement traduisible dit à M. de P qu’il l’a épousée et est parti.
 Scène 8 : Nérine en Picarde, elle parle une espèce de patois et prétend également que c’est son mari. Lucette et Nérine se disputent. Ses prétendus enfants arrivent. M. de P s’enfuit.
 Scène 9 : Sbrigani, seul, dit qu’ils le fatigueront tant qu’il faudra bien qu’il déguerpisse.
 Scène 10 : M. de P et Sbrigani, M. de Pourceaugnac raconte ses mésaventures, elles le menacent de la justice. M. de P se lance dans un galimatias juridique. « Ce sont quelques mots que j’ai retenus en lisant des romans. » Il demande à Sbrigani de le conduire chez des avocats, Sbrigani le prévient qu’ils parlent en chantant. En fait ce sont des musiciens.
 Scène 11 : L’un parle fort lentement et l’autre fort vite. La polygamie est un cas pendable. M. de P les bat et deux Sergents dansent une entrée qui finit l’acte.



 ACTE III
 Scène 1 : Eraste et Sbrigani. Celui-ci lui apprend que M. de P veut fuir et que pour ce faire il a décidé de se déguiser en femme. Ils se mettent d’accord.
 Scène 2 : M. de P en femme et Sbrigani, M. de P s’étonne de la justice, Sbrigani lui dit que c’est parce qu’elle déteste les Limousins. Mais il a sa barbe… Sbrigani l’aide et le conseille à se tenir et à parler comme une femme. Mais il va chercher une coiffe plus épaisse…
 Scène 3 : Deux Suisses arrivent. Ils baragouinent. Ils le cherchent pour le pendre. Ils s’adressent à lui comme à une demoiselle. Ils veulent la prendre de force.
 Scène 4 : Un Exempt et deux Archers, ils le sauvent, mais l’Exempt le trouve louche et l’arrête. Il a deviné qui il est.
 Scène 5 : Sbrigani arrive, s’interpose et conseille à M. de P de le payer. L’Exempt dit qu’après cela il doit partir avec lui, ils s’enfuient donc.
 Scène 6 : Oronte arrive, Sbrigani lui fait croire que M. de P a enlevé sa fille.
 Scène 7 : Eraste et Julie arrivent. Eraste prétend qu’il la retirée des mains de M. de P, non par amour pour elle, mais par considération de son père, car après tout cela il ne peut plus guère l’aimer. Julie prétend qu’elle l’aime puisque son père le lui avait choisi. Eraste fait mine de partir dans un adieu grandiloquent. Mais Oronte le retient et lui donne sa fille en mariage. Julie dit qu’elle ne veut point d’autre mari que M. de P. Oronte insiste, Eraste prétend que ce n’est pas elle qu’il épouse, mais son père. Celui-ci augmente de dix mille écus le mariage de sa fille. Il fait appeler le Notaire. Eraste propose de les attendre en se divertissant des masques que le mariage de M. de P a attirés.
 Scène 8 : Plusieurs masques de toutes les manières. Danses, chansons, jeux, cherchent à se donner des plaisirs innocents: « Ne songeons qu’à nous réjouir: La grande affaire est le plaisir…. Soyez toujours amoureux: C’est le moyen d’être heureux… Il n’est point, sans l’amour, de plaisir dans la vie. »



Résumé du résumé
Ouverture: Sérénade d’Eraste, trois voix: deux amants contrariés par leurs parents.
Acte I: Julie aime Eraste, mais son père (Oronte) veut la marier à M. de Pourceaugnac. Nérine et Sbrigani vont les aider.
Eraste et Sbrigani s’arrangent pour devenir amis avec M. de Pourceaugnac. Ils veulent le faire passer pour fou.
Fanfaronnade de médecins qui poursuivent M. de Pourceaugnac afin de lui administrer un clystère.
Acte II: Le médecin se plaint à Sbrigani que M. de P ne veut pas prendre ses remèdes et conseille à Oronte de le laisser le guérir pour qu’il puisse procréer. Sbrigani, déguisé en médecin, dit à Oronte, que M. de P est très endetté. Et il dit à M. de P que Julie est une coquette. Cette dernière fait tout pour le caresser, Lucette dit qu’elle est sa femme. Nérine fait
de même, arrivent ses prétendus enfants. M. de P s’enfuit. Il va se plaindre à Sbrigani qui le conduit chez de faux avocats qui sont en fait des chanteurs.
Acte III: M. de P veut fuir et se déguise en femme. Sbrigani fait croire à Oronte que M. de P a enlevé sa fille, et Eraste fait croire qu’il l’a sauvée par considération envers son père. Oronte finit par la lui donner en mariage après avoir augmenté sa dot. Plusieurs masques dansent.



Citations
Acte I:
L’Apothicaire à Eraste: - On est bien aise d’être mort méthodiquement. […] C’est un homme expéditif, qui aime à dépêcher ses malades; et quand on a à mourir, cela se fait avec lui le plus vite au monde.
 Acte II:
Premier médecin à Oronte: - Il n’importe, il me faut un malade, et je prendrai qui je pourrai.
Sbrigani: - Tâchons de semer tant de soupçons et de division entre le beau-père et le gendre, que cela rompe le mariage prétendu.
 Acte III:
Une Égyptienne:
- Ne songeons qu’à nous réjouir:
La grande affaire est le plaisir.
- Soyez toujours amoureux:
C’est le moyen d’être heureux.

Nathalie LECLERCQ

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