vendredi 24 mai 2013

COURS, ARGUMENTATION, ELOGE, BLAME, ET AUTRES PROCEDES ARGUMENTATIFS



L'éloge et le blâme appartiennent au genre oratoire (épidictique).

  • Epidictique: éloge et blâme (notion beau/laid)
  • Délibératif: conseiller ou déconseiller (utile/nuisible)
  • Judiciaire: accuser et défendre (juste/injuste)



Genre oratoire
Activité de
l’orateur
Activité de l’auditoire
Position temporelle 

de l’objet du discours
Finalité du discours
Lieu général préférentiel
Délibératif
Conseiller
Déconseiller
Décider
Avenir
L’utile
Le nuisible
(politique)
Possible Impossible (possibilité)
Epidictique
Louer
Blâmer
Evaluer
Présent
Le beau
Le laid
(esthétique)
Grandeur
Petitesse
(quantité)
Judiciaire
Accuser
(se) Défendre
Juger
Passé
Le juste L’injuste (éthique)
Le réel
L’irréel
(temporalité


Eloge et blâme: action, élocution, invention, disposition, mémoire. On les trouve surtout dans les romans, le théâtre et la poésie.


L'éloge
a) Il se rapproche de la célébration, du panégyrique (discours pour la gloire des Dieux, discours d’apparat louant de son vivant un personnage illustre, discours officiel mettant en avant les mérites d’une personne). Tous les sujets peuvent être traités, non pas seulement les personnages.

b) Les valeurs: beau, vrai, naturel, bien, agréable
    Les critères: esthétique, moral et social

c) Les procédés stylistiques:
- vocabulaire mélioratif, valorisant
- comparatifs et superlatifs
- énumération, phrases exclamative, gradation, hyperbole, anaphore, parallélisme

Le blâme
Condamnation d'un personnage, d'une action ... Ce sont les mêmes procédés stylistiques que pour l'éloge. On a généralement un rythme haché, de petites phrases.
Remarque: le but de l'éloge et du blâme est de convaincre le lecteur/public. Pour cela, il y a souvent des apostrophes, des impératifs (discours injonctif), des interrogations oratoires/rhétoriques.
Relativité des valeurs: selon les pays, les époques, le contexte socioculturel.
Ironie: un éloge peu caché un blâme. L'ironie est parfois révélée à la chute. Elle est surtout utilisée pendant le siècle des lumières.

  • l'orateur défend ou attaque quelqu'un à cause d'un acte commis dans le passé, pour persuader de l'innocence ou de la culpabilité : c'est le genre judiciaire;
  • il s'adresse à une assemblée afin de la persuader de prendre une décision qui concerne l'avenir : c'est le genre délibératif;
  • il vante les mérites ou critique les défauts d'une personne ou d'une institution : c'est le genre épidictique.

Quelques définitions (Source TLF)

BLASON,subst.masc.
A.
 Ensemble des pièces formant l'écu héraldique d'un État, une ville, une famille.
P. méton. La noblesse, la classe sociale qui avait droit au blason.
LITT. Pièce de vers à rimes plates (en vogue surtout au XVIe s.) pour faire l'éloge, la satire, la critique de quelqu'un.

DIATRIBE
A. RHÉT. ANC. Genre littéraire consacré à la prédication morale, pratiqué d'abord par les philosophes de l'école cynique, se caractérisant par des dialogues avec un interlocuteur fictif, l'emploi des procédés de la rhétorique et le mélange du sérieux et du plaisant.
1. Un de ces disciples [d'Épictète], Arrien, nous a conservé sous le nom de Diatribes (ou Entretiens) un grand nombre de propos du maître : (...) conformément au genre de la diatribe déjà pratiqué par les cyniques, exhortations véhémentes adressées au disciple pour qu'il se détourne de la vie aliénée dans la passion et se convertisse à la sagesse.
B. P.ext.
1. Vieilli. Dissertation critique sur un ouvrage, un point de doctrine. Mon impertinente diatribe sur les formes savantes 2. Écrit ou discours dans lequel on attaque, sur un ton violent et souvent injurieux, quelqu'un ou quelque chose; critique violente. Une diatribe contre qqn, qqc. Synon. pamphlet, libelle
SYNT. Partir, se lancer, se jeter dans une diatribe; grande, longue, violente; une diatribe injurieuse.

DITHYRAMBE
A.LITTÉRATURE
1. ANTIQ. GR. Poème lyrique en l'honneur de Dionysos, sans doute improvisé à l'origine par les buveurs en délire, chanté par un chœur d'hommes déguisés en satyres, et caractérisé par une verve, un enthousiasme exubérants et désordonnés.
2. P. ext. Poème lyrique exprimant l'enthousiasme.
B. Au fig., souvent péj. Éloge enthousiaste, souvent excessif, pompeux et emphatique. (Quasi-) synon. panégyrique.
Prononc. et Orth. : Ds Ac. 1762-1932. Étymol. et Hist. 1552 (RABELAIS, Quart livre, éd. R. Marichal, chap. LIX, p. 239). Empr. au lat. class. dithyrambus « poème en l'honneur de Bacchus ».



ÉPIGRAMME,subst.fém.
A. [Chez les Anciens] Inscription en vers ou en prose gravée sur un monument. Inscription, c'est le sens même du mot Épigramme, l'acception littérale et primitive (SAINTE-BEUVE, Nouv. lundis, t. 7, 1863-69, p. 8) :
B. Petit poème traduit ou imité du latin.
C. Petit poème satirique se terminant par un trait d'esprit.
3. L'épigramme et le madrigal emploient les jeux de mots; la comédie et l'épître familière ne les repoussent pas toujours; la farce et le vaudeville les recherchent, et souvent en abusent.

FACTUM, subst.masc. (prononcé factom)
A. Domaine du dr.
1. DR. ANC., vx. Récit de l'une des parties, destiné aux juges, exposant sommairement les faits d'un procès.
B.
 Domaines judiciaires, pol., littér., etc., p. ext., péj., littér. Mémoire virulent, récit polémique que publie quelqu'un pour attaquer une personne, une association, ou pour se défendre. Long factum. Synon. libelle, diatribe, pamphlet.

PASQUIN, subst. masc.
A. HIST. LITTÉR. Écrit court et satirique, visant le personnage ou le fait du jour, les grands de ce monde, le pouvoir. Synon. brocard, épigramme.
B. 1. Vieilli. Bouffon d'une troupe de comédiens. Synon. bateleur, histrion.
2. P. anal., souvent péj. Synon. cabotin, comédien, pitre, polichinelle.
Prononc. et Orth.: Att. ds Ac. 1694, et dep. 1798. Étymol. et Hist.1. 1558 «écrit satirique» vx dep. 1788, FÉR.; 2. 1571 nom d'une statue de Rome sur laquelle on placardait des écrits satiriques. Ainsi est nommée une vieille statue de marbre à Rome, sur laquelle on a accoustumé d'attacher ou plaquer les dictons, sornettes, rimes et autres inventions de médisances, contre les plus apparents de la ville: lesquels dictons pour cela sont appellez pasquins; 3. 1798 «méchant diseur de bons mots, bouffon» et p.ext. «Homme qui affecte ce caractère» (Ac.). Empr. à l'ital. Pasquino, nom d'une statue antique découverte en 1501 à Rome, et à laquelle les étudiants adressaient des écrits satiriques le jour de la Saint-Marc; on y afficha par la suite des pamphlets. Pasquil(le) «écrit satirique».



HAGIOGRAPHIE, subst. fém.
A. Branche de l'histoire religieuse qui étudie la vie et les actions des saints.
B. P. méton. Ouvrage consacré à la vie d'un ou de plusieurs saints.
P. ext. Biographie excessivement élogieuse.

HYMNE, subst.
A.Domaine religieux
1. Le plus souvent au masc. [Chez les Anciens] Chant ou poème composé en l'honneur d'un dieu ou d'un héros et souvent intégré dans une liturgie.
 2. Le plus souvent au fém. [Dans la tradition chrét.] Poème qui célèbre la gloire de Dieu et qui, dans la liturgie romaine, est un élément de l'office divin ou de la messe.
B. Domaine profane, le plus souvent au masc.
1. Chant ou poème lyrique célébrant une personne, un sentiment, un événement, une chose.
2. En partic. Chant solennel célébrant la patrie et ses défenseurs.

LIBELLE, subst. masc.
A.DROIT
1. DR. ROMAIN. Mémoire remis par les parties au magistrat avant le début du procès et contenant l'essentiel de leur demande ou de leur défense.
b) Le défendeur qui reçoit signification a un délai de 10 jours anciennement, puis de 20, pour répondre en envoyant au juge un libelle de défense : le libellus contradictionis.
2. DR. CANON. Tout acte signifié par écrit. Libelle d'anathème, d'excommunication. (Dict. XIXe et XXe s.).
B.
LITT. Écrit généralement court, diffamatoire, dirigé contre une personne, un groupe de personnes, une corporation. P. méton. Genre littéraire correspondant. S'il [Voltaire] essaie la satire, il glisse dans le libelle.
Prononc. et Orth. : Att. ds Ac. dep. 1694. Étymol. et Hist. 1. a) Ca 1283 dr. « requête écrite présentée par le demandeur » (PHILIPPE DE BEAUMANOIR, Coutumes de Beauvaisis, éd. Am. Salmon, § 196); b) av. 1662 libelle de divorce (PASCAL, Pensées ds Œuvres, éd. L. Brunschvicg, t. 3, p. 181); 2. 1465 libelles diffamatoires (JEAN DE ROYE, Chronique scandaleuse, éd. B. de Mandrot, t. 1, p. 111). Empr. au lat. libellus (dimin. de liber « livre ») « petit livre », qui a déjà eu, dans le domaine littér., le sens de « pamphlet » et en dr. celui de « mémoire ». On trouve plus anciennement le subst. libel employé au sens 1 dep. ca 1265 (BRUNET LATIN, Trésor, éd. F. Carmody, p. 422) et jusqu'au XVIe s.; cf. encore au XVIIe s. le hapax libeau (v. GDF., s.v. libel). Fréq. abs. littér. : 151. DÉR. Libelliste, subst. Personne qui écrit des libelles.


ODE, subst. fém.
A. LITT. GR. et LAT. Poème lyrique destiné à être chanté ou accompagné de musique.
1. Dans la poésie chantée de l'antiquité grecque, les odes étaient des chants en l'honneur des dieux, se composant de trois parties: strophe (...), antistrophe et épode, les deux premières se chantant sur une même mélodie et l'épode sur un autre thème.
B. LITT. MOD. Poème lyrique composé de strophes généralement identiques par le nombre et la mesure des vers, consacré à des valeurs importantes, à des sentiments intimes, etc.

ORAISON, subst. fém.
A.RELIG., LITURG.
1. RELIG., vx. Oraison (mentale). Prière méditative centrée sur la contemplation divine
2. LITURG. Invocation collective qui termine les heures canoniales ou qui ponctue une célébration liturgique.
B.
GRAMM., RHÉT.
1. GRAMM., vx. Discours parlé ou écrit formé par une suite de mots organisés suivant les règles grammaticales.
2. RHÉT. Discours prononcé en public.
Oraison funèbre. Éloge funèbre, discours louant les mérites d'un défunt illustre. Eloge du défunt en utilisant le pathétique, dans un but d’édification. Forme qui relève de la prière. Texte oral, prononcé devant un public et publié plus tard, ce qui représente une exception dans la littérature française. Eloquence sacrée.

PAMPHLET, subst. masc.
A. Vieilli. Brochure, écrit de quelques pages le plus souvent, ne présentant aucun ton agressif.
B. Court écrit satirique, souvent politique, d'un ton violent, qui défend une cause, se moque, critique ou calomnie quelqu'un ou quelque chose. Synon. diatribe, factum, libelle, satire.
P.ext. Toute oeuvre satirique ou polémique, donnée sous des formes variées, telles que le conte, la chanson, l'ode, etc. Synon. satire.
Prononc. et Orth.: Ac. 1762: pamflet; dep.1798: -phlet. Étymol. et Hist. [1653 citat. du terme angl. au sens de «écrit de peu de valeur» (LA BOULLAYE-LE-GOUZ, Voyages et Obs., p.427 et note ds HÖFLER Anglic.); 1698 id. pamflets défini «papiers imprimez, où chacun prend la liberté de dire beaucoup de choses sur les Affaires de l'État» (Mém. et Obs. faites par un voyageur en Angleterre, 280 et note, ibid.)] 1705 en France, s'agissant d'un ouvrage écrit en angl. (P.BAYLE, Lettre à des Maizeaux, Lettres choisies..., 1714, 897, ibid.); 1762 en France «libelle, écrit satirique et polémique» (BACHAUMONT, Mém., t.1, p.48, 19 févr.). Empr. à l'angl. pamphlet «brochure, opuscule» att. dep. le XIVes. (1344 lat. médiév. d'Angleterre panfletus, 1387-8 m. angl. pamflet ds NED) désignant parfois plus partic. une brochure sur un sujet d'actualité, éventuellement de politique ou propre à la controverse. 

PHILIPPIQUE, subst. fém.
Littér. Attaque verbale, discours violent contre quelqu'un. Anton. apologie, panégyrique.
REM. Philippiser, verbe intrans., rare. [En parlant de Démosthène] Prendre les intérêts de Philippe de Macédoine.
Prononc. et Orth.: [filipik]. Att. ds Ac. dep. 1798. Étymol. et Hist.1 1528 «discours de Cicéron contre Marc-Antoine» (FR. DASSY, Le Peregrin, fo 20 vo ds GDF. Compl.); 1554 «discours de Démosthène contre Philippe de Macédoine» (J. PAPON, [Titre], ibid.); 2. 1557 «discours, écrit violent contre une personne» (JEAN MACER, Philippique (...) contre les poëtastres et rimailleurs françois de nostre temps, Paris, cf. CIORANESCU 16e, 13881); 3. 1592 «satire politique».


SATIRE, subst. fém.
A. HIST. LITTÉR. Écrit dans lequel l'auteur fait ouvertement la critique d'une époque, d'une politique, d'une morale ou attaque certains personnages en s'en moquant.
1. LITT. LAT. Œuvre en prose et en vers (mètres mêlés ou uniformes) attaquant et tournant en ridicule les mœurs de l'époque. Les satires d'Horace, de Lucilius; la satire latine.
2. LITT. FR
a) [Au XVIe s.] Écrit mêlant vers et prose et s'attaquant aux mœurs publiques. La Satire Ménippée. Pièce de vers dirigée contre la Ligue et en faveur d'Henri IV.
b) [À partir du XVIIe s.] Œuvre en vers dans laquelle le poète tourne en dérision les défauts et les vices d'une personne (souvent en la nommant), d'une société, d'une institution. Les satires de Chénier, de Despréaux, de Régnier, de Voltaire. 3. La satire. Le genre satirique. Le propre de la satire est d'attacher les travers, les vices et la sottise à un personnage véritable, ce qui nous réduit au plaisir mélangé de rire des puissants, et en tout cas de rire des autres. Or on peut bien se moquer d'un bouffon qui ne sait pas faire rire...
ALAIN, Beaux-arts, 1920, p. 168.
B. P. ext. Toute œuvre écrite, chantée, peinte, tout propos comportant une raillerie, une critique virulente.
Étymol. et Hist. A. Ca 1285 satres (Gloss. de Douai ds ROQUES t. 1, I, 2243: satira: satres). B. 1. 1355 litt. lat. « danse parodique avec accompagnement de flûte, reproduisant sur le mode risible les chorégraphies guerrières des ,,ludions`` étrusques, également assortie de couplets plaisants ou satiriques (BERSUIRE, Tit. Liv., ms. Ste Gen., f o 113a [Ab Urbe condita, VII, 2] ds GDF. Compl.); 2. a) 1486 id. « poème de rythme narratif [le plus souvent en hexamètres] de développement souvent dramatique, unissant la raillerie mordante à la leçon de morale » ici, en parlant d'une satire de Perse (RAOUL DE PRESLES, Cité de Dieu, sign. E 5c, ibid.); 1549 en gén. satyre « pièce de vers reprenant aigrement les vices`` (EST.); b) 1663 désigne le genre littér. (BOILEAU, Satires, VII, 1 ds Œuvres, éd. Fr. Escal, p. 38: quittons la satire); 3. 1593 « essai, ouvrage de forme libre, critique et mordant, fait dans le goût des Satires Ménippées`` de Varron [Menippearum fragmenta ds les Satirae de Pétrone] » (Satyre Ménippée).



L'IRONIE
Attention à l'ironie qui, par le recours à l'antiphrase, inverse les termes appréciatifs pour inviter le lecteur à mieux saisir le ridicule des thèses qu'il souhaite réfuter.
Le genre judiciaire, auquel appartiennent plaidoyer et réquisitoire, met en œuvre une modalisation de la certitude. 

  L'ironie est une arme essentielle de la stratégie argumentative parce qu'elle place le récepteur dans une relation de complicité et qu'elle le contraint à faire la moitié du chemin dans l'adhésion à la thèse. Celle-ci se dissimule en effet derrière une formulation strictement inverse et le lecteur doit être sensible aux indices qui le lui signalent:

  - Une logique absurde : elle consiste à allier à une cause donnée un effet qui est sans rapport avec elle. L'absurdité patente de cette relation ne peut échapper au lecteur. Ainsi Coluche, dénonçant le racisme primaire, faisait dire à son personnage : "Un mec normal, donc blanc." Montesquieu, dans une intention similaire : "[Les nègres] ont le nez si écrasé qu'il est presque impossible de les plaindre".

  - L'exagération caricaturale et cynique: Un autre humoriste, Guy Bedos, pouvait aussi, dans Vacances à Marrakech, interpréter un personnage qui, découvrant le Maroc, s'étonnait de n'y trouver que des Arabes : "Les porteurs, Arabes... Bon, ça, normal... Mais... Les douaniers, Arabes.... Les policiers, Arabes... Tous...". Ici, le lecteur est interpellé par l'énormité du propos ou son caractère franchement odieux. Montesquieu : "Le sucre serait trop cher si l'on ne faisait travailler la plante qui le produit par des esclaves."

  - L'antiphrase : c'est le procédé essentiel. Il s'agit ici de juger un phénomène à l'inverse de ce qu'on attendrait. Ainsi, rendant un devoir à peu près nul, le professeur peut s'extasier : "Oh! l'admirable travail!". Vous pouvez ainsi commenter le titre donné par Voltaire à son pamphlet.



La modalisation ou le degré d’implication de l’émetteur:

Les modalisateurs :
l'auteur peut exprimer un soutien gradué de son énoncé
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifdes verbes d'opinion : affirmer, soutenir, douter, prôner, suggérer...
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifdes adverbes : évidemment, sans doute, peut-être, assurément...
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifdes périphrases : il est certain que, il est possible que...
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifdes prétéritions : est-il utile de rappeler que, je ne m'étendrai pas sur...
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifle conditionnel, mode essentiel du doute
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifles guillemets, qui isolent et mettent en doute le discours de l'adversaire
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifles question rhétoriques (suggèrent la réponse : "n'est-il pas vrai que...?")
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifles formes sentencieuses (maximes, sentences, vérités générales).

Les évaluatifs :
l'auteur peut faire part de ses jugements sur un énoncé qu'il évalue
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifles noms ou adjectifs mélioratifs ou péjoratifs
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifles connotations attachées à certains mots, à certaines sonorités
Description : http://www.site-magister.com/bille.gifles antiphrases portent sur ce qui est dit un jugement dont d'autres indices signalent la fausseté (ironie).


Le portrait 

Il peut se définir comme un genre littéraire propre (le plus souvent, il est alors la description d’un individu vivant) ou comme un fragment de texte autonome (et c’est alors un type particulier de description). Il peut se constituer d’une description physique (ou prosopographique, prosopographie : Description des qualités physiques d'un personnage réel ou fictif) et/ou d’une description morale et psychologique (éthopée). Des schémas précis codifiant la description des êtres animés ont été mis au point depuis l’Antiquité. Le portrait peut se présenter sous la forme d’un éloge (discours qui porte à l’admiration du public les mérites de quelqu’un ou de quelque chose) ou d’un blâme (discours qui exprime un jugement défavorable désapprobateur sur quelque chose ou quelqu’un). Dans les deux cas, on cherche à susciter l’adhésion du récepteur du texte. Valeur argumentative et épidictique : le portrait contient toujours un jugement sur la personne décrite. Voir donc les registres (pour exprimer ce jugement).
Nathalie LECLERCQ



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