vendredi 31 mai 2013

CRITIQUE, OUVRAGE COORDONNE PAR FRANÇOISE RULLIER-THEURET, BECKETT OU LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLE, PARTIE 4



IV. Les mots et le silence (par Arnaud Beaujeu)


EAG : En attendant Godot
OBJ : Oh les beaux jours
B : Beckett


Travail de poésie, travail musical et rythmique, le théâtre de B donne à écouter une présence (peut-être celle du « mot perdu »), la présence d’une absence qui n’en finirait plus.



mercredi 29 mai 2013

CRITIQUE, OUVRAGE COORDONNE PAR FRANÇOISE RULLIER-THEURET, BECKETT OU LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES, PARTIE 2




II. Cartographie de l’espace beckettien (par Céline Hersant)

EAG : En attendant Godot
OBJ : Oh les beaux jours
B : Beckett

Les textes de B (mais aussi ceux d’Adamov ou Ionesco) proposent un regard désabusé sur la condition humaine : faut-il encore s’évertuer à parler quand le langage ne parvient pas à cerner le monde dans lequel nous vivons ? De nombreux éléments manifestent dans le « théâtre de dérision » une libération complète du geste d’écriture, un affranchissement formel qui va dans le sens d’une remise en question des possibles de la représentation théâtrale. Tout empêche l’action d’advenir : il n’y a rien à faire sauf parler pour passer le temps, il n’y a rien à mettre en espace sinon des corps arpentant le plateau (EAG) ou des corps incomplets, prisonniers d’un carcan (OBJ). Chez B, la construction de l’espace est un champ d’exploration des capacités de la parole à générer du continu. L’espace devient un territoire énonciatif et son occupation le sujet de la pièce.
Ce déplacement du spectaculaire vers les conditions d’émission de la parole démonte tous les mécanismes traditionnels de la représentation. B opte pour des dispositifs minimalistes tout en prenant soin d’énoncer l’ensemble des données scénographiques qui doivent permettre à la parole, à l’espace et au temps de se constituer. La partition spatiale et la chorégraphie des corps sur le plateau sont réglées à la baguette.



mardi 28 mai 2013

Sujets Bac L Littérature Liban 28 Mai 2013


CRITIQUE, OUVRAGE COORDONNE PAR FRANÇOISE RULLIER-THEURET, BECKETT OU LE MEILLEUR DES MONDES POSSIBLES, PARTIE 1


(Résumé de Nathalie LECLERCQ et Maud PERRENX)


EAG : En attendant Godot
OBJ : Oh les beaux jours
B : Beckett

Introduction

De 1953 (EAG) à 1963 (OBJ), Beckett a poursuivi son travail de renoncement et d’épuration, a fait advenir sur la scène ce qui n’était pas imaginable, à atteint les limites de la théâtralité : réduction du personnage (de cinq à deux), dégradation du corps et immobilité (ex : Winnie, enterrée vivante).
Le sentiment de l’absurde qui se dégage des deux pièces tient à la perte des repères traditionnels. Le temps ne fait que répéter le même. L’espoir est vain car rien n’advient. Le temps sans mémoire correspond à un espace sans repère. Mais les didascalies kinésiques révèlent une véritable pensée du lieu.
L’écriture de B n’est pas que pessimiste ou tragique. Et si l’on peut appliquer le mot « absurde », c’est sans sa corrélation avec la dérision. Les protagonistes de EAG sont comparables à deux clowns et leurs gesticulations à des pantomimes. Dans OBJ, Winnie reste frivole : elle s’inquiète, par exemple, pour sa ligne. La fusion du tragique et du comique fait des pièces de B des œuvres ouvertes, qui ne se laissent pas réduire à une interprétation par la philosophie. La notion fondamentale de dérision se définit comme la fusion du comique et du tragique. Le mot dérision doit être pris dans les deux sens du terme : insignifiant, dérisoire (sens péjoratif) mais aussi : rire grinçant et carnavalesque.
Le langage est à la fois comique et tragique. A quoi servent donc les mots ? A faire passer le temps. Ou à conduire au trouble poétique.



lundi 27 mai 2013

DIDEROT, JACQUES LE FATALISTE ET SON MAITRE, L’INCIPIT, COMMENTAIRE






TEXTE
Comment s'étaient-ils rencontrés ? Par hasard, comme tout le monde. Comment s'appelaient-ils ? Que vous importe ? D'où venaient-ils ? Du lieu le plus prochain. Où allaient-ils ? Est-ce que l'on sait où l'on va ? Que disaient-ils? Le maître ne disait rien ; et Jacques disait que son capitaine disait que tout ce qui nous arrive de bien et de mal ici-bas était écrit là-haut.
LE MAÎTRE. - C'est un grand mot que cela.

JACQUES. - Mon capitaine ajoutait que chaque balle qui partait d'un fusil avait son billet.
LE MAÎTRE. - Et il avait raison...
Après une courte pause, Jacques s'écria : « Que le diable emporte le cabaretier et son cabaret !
LE MAÎTRE. - Pourquoi donner au diable son prochain ? Cela n'est pas chrétien.
JACQUES. - C'est que, tandis que je m'enivre de son mauvais vin, j'oublie de mener nos chevaux à l'abreuvoir. Mon père s'en aperçoit ; il se fâche. Je hoche de la tête ; il prend un bâton et m'en frotte un peu durement les épaules. Un régiment passait pour aller au camp devant Fontenoy ; de dépit je m'enrôle. Nous arrivons; la bataille se donne...
LE MAÎTRE. - Et tu reçois la balle à ton adresse.
JACQUES. - Vous l'avez deviné ; un coup de feu au genou ; et Dieu sait les bonnes et mauvaises aventures amenées par ce coup de feu. Elles se tiennent ni plus ni moins que les chaînons d'une gourmette. Sans ce coup de feu, par exemple, je crois que je n'aurais été amoureux de ma vie, ni boiteux.
LE MAÎTRE. - Tu as donc été amoureux ?
JACQUES. – Si je l’ai été !
LE MAÎTRE. - Et cela par un coup de feu ?
JACQUES. - Par un coup de feu.
LE MAÎTRE. - Tu ne m'en as jamais dit un mot.
JACQUES. - Je le crois bien.
LE MAÎTRE. - Et pourquoi cela ?
JACQUES. - C'est que cela ne pouvait être dit ni plus tôt ni plus tard.
LE MAÎTRE. - Et le moment d'apprendre ces amours est-il venu ?
JACQUES. - Qui le sait ?
LE MAÎTRE. - À tout hasard, commence toujours... »


PROPOSITION DE PLAN POUR UN COMMENTAIRE :


Problématique : En quoi Diderot présente-t-il un incipit original et déroutant ?


dimanche 26 mai 2013

RABELAIS, PANTAGRUEL, CHAPITRE VIII, COMMENTAIRE




TEXTE

Laisse-moi de côté l'astrologie divinatrice, et l'art de Lulle comme des excès et des inutilités.
Du droit civil, je veux que tu saches par cœur tous les beaux textes, et que tu puisses en parler avec philosophie. Et quant à la connaissance des faits de la nature, je veux que tu t'y adonnes avec curiosité, qu'il n'y ait ni mer, ni rivière, ni fontaine dont tu ne connaisses les poissons, tous les oiseaux de l'air, tous les arbres, arbustes et fruits des forêts, toutes les herbes de la terre, tous les métaux cachés dans le ventre des abîmes, les pierreries de tout l'Orient et du midi. Que rien ne te soit inconnu.
Puis soigneusement revisite les livres des médecins grecs, arabes et latins, sans mépriser les talmudiques et cabalistes. Et par de fréquentes anatomies acquière-toi une parfaite connaissance de cet autre monde qu'est l'homme. Et quelques heures par jour commence à visiter les saintes lettres. Premièrement en grec, le Nouveau Testament et les Epîtres des Apôtres, et puis en hébreu l'Ancien Testament. En somme, que je voie un abîme de science : car avant de devenir un homme et d'être grand, il te faudra sortir de cette tranquillité et du repos de l'étude et apprendre la chevalerie et les armes pour défendre ma maison et secourir nos amis dans toutes leurs affaires contre les assauts des malfaisants. Et je veux que rapidement tu mettes en application ce dont tu as profité, ce que tu ne pourras mieux faire qu'en discutant publiquement avec tous et contre tous les gens de savoir en fréquentant les gens lettrés, qui sont tant à Paris qu'ailleurs.
Mais parce que selon le sage Salomon la sagesse n'entre jamais dans les âmes mauvaises, et science sans conscience n'est que ruine de l'âme, il te faudra servir, aimer et craindre Dieu, et en Lui mettre toutes tes pensées et tout ton espoir.

Rabelais, Pantagruel, 1532, Livre II, chap. VIII

            Pantagruel est le premier récit publié par Rabelais 1532, il l'a publié sous un pseudonyme d'Alcofrybas Nasier. Le héros éponyme est un géant, roi du royaume Utopie. Pour écrire son récit, Rabelais s'est inspiré des récits populaires qui étaient à la mode de son époque. Dans le chapitre VIII du Livre II, Gargantua écrit une lettre à son fils dans laquelle il lui donne un grand nombre de conseils.
            Nous allons voir par quels procédés stylistiques Rabelais présente un véritable programme éducationnel.
            Pour répondre à cette question, nous allons montrer que Rabelais a écrit une lettre convaincante, pour livrer un programme éducatif et humaniste.


samedi 25 mai 2013

SOREL, HISTOIRE COMIQUE DE FRANCION, SEPTIEME LIVRE (OU HUITIEME selon édition), COMMENTAIRE



TEXTE

Raymond, rompant alors leur entretien, le tira à part, et lui demanda s’il n’étoit pas au suprême degré des contentemens, en voyant auprès de lui sa bien-aimée. Afin que je ne vous cèle rien, répondit-il, j’ai plus de désirs qu’il n’y a de grains de sable en la mer ; c’est pourquoi je crains grandement que je n’aie jamais de repos. J’aime bien Laurette, et serai bien aise de jouir d’elle ; mais je voudrois bien pareillement jouir d’une infinité d’autres que je n’affectionne pas moins qu’elle. Toujours la belle Diane, la parfaite Flore, l’attrayante Belize, la gentille Janthe, l’incomparable Marphize, et une infinité d’autres, se viennent représenter à mon imagination, avec tous les appasqu’elles possèdent, et ceux encore que possible elles ne possèdent pas. Si l’on vous enfermoit pourtant dans une chambre avec toutes ces dames-là, dit Raymond, ce seroit, possible, tout ce que vous pourriez faire que d’en contenter une. Je vous l’avoue, reprit Francion, mais je voudrois jouir aujourd’hui de l’une, et demain de l’autre. Que si elles ne se trouvoient satisfaites de mes efforts, elles chercheroient, si bon leur sembloit, quelqu’un qui aidât à assouvir leurs appétits.

Agathe, étant derrière lui, écoutoit ce discours, et, en l’interrompant, lui dit : Ah ! mon enfant, que vous êtes d’une bonne et louable humeur ? Je vois bien que, si tout le monde vous ressembloit, l’on ne sçauroit ce que c’est que de mariage, et l’on n’en observeroit jamais la loi. Vous dites vrai, répondit Francion ; aussi n’y a-t-il rien qui nous apporte tant de maux que ce fâcheux lien, et l’honneur, ce cruel tyran de nos désirs. Si nous prenons une belle femme, elle sera caressée de chacun, sans que nous le puissions empêcher : le vulgaire, qui est infiniment soupçonneux, et qui s’attache aux moindres apparences, vous tiendra pour un cocu, encore qu’elle soit femme de bien, et vous fera mille injures ; car, s’il voit quelqu’un parler à elle dans une rue, il croit qu’elle prend bien une autre licence dedans une maison. Si, pour éviter ce mal, on épouse une femme laide, pensant éviter un gouffre, l’on tombe dedans un autre plus dangereux : l’on n’a jamais ni bien ni joie ; l’on est au désespoir d’avoir toujours pour compagne une furie au lit et à la table. Il vaudroit bien mieux que nous fussions tous libres : l’on se joindroit sans se joindre avec celle qui plairoit le plus ; lorsque l’on en seroit las, il seroit permis de la quitter. Si, s’étant donnée à vous, elle ne laissoit pas de prostituer son corps à quelque autre, quand cela viendroit à votre connnoissance, vous ne vous en offenseriez point ; car les chimères d’honneur ne seroient point dans votre cervelle, et il ne vous seroit pas défendu d’aller de même caresser toutes les amies des autres. Il n’y auroit plus que des bâtards au monde, et par conséquent l’on n’y verroit rien que de très-braves hommes. Tous ceux qui le sont ont toujours quelque chose au-dessus du vulgaire. L’antiquité n’a point eu de héros qui ne l’aient été. Hercule, Thésée, Romulus, Alexandre, et plusieurs autres, l’étoient. Vous me représenterez que, si les femmes étoient communes comme en la république de Platon, l’on ne sçauroit pas à quels hommes appartiendroient les enfans qu’elles engendreroient ; mais qu’importe cela ? Laurette, qui ne sçait qui est son père ni sa mère, et qui ne se soucie point de s’en enquérir, peut-elle avoir quelque ennui pour cela, si ce n’est celui que lui pourroit causer une sotte curiosité ? Or cette curiosité n’auroit point de lieu, parce que l’on considéreroit qu’elle seroit vaine, et il n’y a que les insensés qui souhaitent l’impossible. Ceci seroit cause d’un très-grand bien, car l’on seroit contraint d’abolir toute prééminence et toute noblesse ; chacun seroit égal et les fruits de la terre seroient communs. Les lois naturelles seroient alors révérées toutes seules, et l’on vivroit comme au siècle d’or. Il y a beaucoup d’autres choses à dire sur cette matière, mais je les réserve pour une autre fois.


Après que Francion eut ainsi parlé, soit par raillerie ou à bon escient, Raymond et Agathe approuvèrent ses raisons, et lui dirent qu’il falloit, pour cette heure-là, qu’il se contentât de jouir seulement de Laurette. Il répondit qu’il tâcheroit de le faire.







Charles SOREL, Histoire comique de Francion, septième livre, 1623.
            L’Histoire comique de Francion de Charles Sorel accorde au plaisir, en particulier au plaisir sensuel, une place de choix : la plupart des personnages sont en effet mus par une recherche effrénée du plaisir. C’est particulièrement le cas de Francion qui, dans la première partie du roman, entreprend une quête érotique qui l’amènera à posséder la belle Laurette avant de repartir à la recherche, plus chaste cette fois, de Naïs dans la deuxième partie.
            Au cours du septième livre, Francion, tout à sa joie d’avoir enfin conquis Laurette, exprime sa conception de la vie amoureuse.
            Nous allons voir comment l’auteur, à travers cet extrait, développe une philosophie libertine et sociétale.
            Pour répondre à cette question, nous allons montrer que ce texte est un dialogue romanesque argumentatif, qui expose une conception libertine de l’amour et une vision égalitariste de la société.




vendredi 24 mai 2013

COURS, ARGUMENTATION, ELOGE, BLAME, ET AUTRES PROCEDES ARGUMENTATIFS



L'éloge et le blâme appartiennent au genre oratoire (épidictique).

  • Epidictique: éloge et blâme (notion beau/laid)
  • Délibératif: conseiller ou déconseiller (utile/nuisible)
  • Judiciaire: accuser et défendre (juste/injuste)

jeudi 23 mai 2013

STERNE, VIE ET OPINIONS DE TRISTRAM SHANDY, SAMAILLE MATHIEU, UNE LECTURE DE



Une lecture de Vie et Opinions de Tristram Shandy de Laurence Sterne
de Mathieu SAMAILLE

Tristram Shandy bavarde.
Sur plus de cinq cents pages, sur neuf livres exactement, soit des dizaines de chapitres qui, parfois, ne dépassent pas quelques lignes. Le temps d'une digression, ou d'un commentaire ironique.
La dernière page tournée, on regrette que la mort ait emporté le romancier en 1768 sans lui avoir laissé le temps de prolonger Vie et Opinions de Tristram Shandy (1), qu'il rédigea durant huit années. Tristram était devenu proche et son entourage familier : lorsque j'ai terminé la lecture de Tristram, j'ai ressenti le vague à l'âme d'une fin de soirée entre amis dont je me rappellerai la gaieté et la chaleureuse connivence que crée le mélange de l'intelligence, de l'érudition et de la franche rigolade.


samedi 18 mai 2013

STERNE, VIE ET OPINIONS DE TRISTRAM SHANDY, RESUME



Préface
Sterne est né en Irlande, en 1713. Eugénius, c’est son complice, l’extravagant Jonh Hall-Stevenson. Et il fut lui-même pasteur (Yorick). Jenny, c’est la chanteuse, Catherine Fourmentelle, dont il tomba amoureux.

Livre I
I: Il se dit que ses parents auraient dû réfléchir à deux fois avant de l’engendrer. 
II: Théorie de l’Homunculus, le spermatozoïde.
III: Selon son oncle Toby, ses malheurs ont commencé neuf mois avant qu’il ne vienne au monde.

vendredi 17 mai 2013

LE ROMAN DE RENART, ETUDE ET ANALYSES DIVERSES





Branches: faisceau de contes qui tiennent à l'idée principale, au caractère prédominant, au sujet fondamental, comme les branches d'un buisson tiennent toutes à la racine ou au tronc commun, mais qui se divisent et scartent aussitôt librement, qui varient et qui se couvrent diversement de feuillages et de fleurs.

            Ce que nous connaissons aujourd'hui sous le nom de Roman de Renart est un ensemble de contes
(ou branches) composés en vers octosyllabes à rimes plates, par divers auteurs, la plupart anonymes. Cette expression signifie "histoires de Renart en français". Le noyau en est constitué par le conflit entre le rusé goupil appelé Renart (nom propre qui finira par remplacer le nom commun) et le loup Ysengrin, fort mais bête et méchant. À partir de ce tronc commun, les divers auteurs ont brodé d'autres aventures, multipliant les «branches» (26 en tout) du roman. Sous l'apparence plaisante du «conte à rire», le Roman de Renart esquisse un monde animal gouverné par les mêmes règles et gi par les mêmes passions que le monde humain. La faim insatiable du goupil, sa personnalité protéiforme, la ruse qui l'aide à triompher de la  force  en  font  un  personnage  ambigu,  trompeur  universel  et  redresseur  de  torts,  mais  surtout contestataire de l'ordre. C'est pourquoi, d'une branche à l'autre la veine satirique l'emporte sur le comique bon enfant, atteignant avec plus ou moins de violence toutes les couches sociales cachées-dévoilées par le masque animal.
            En outre, le texte apparaît comme un creuset où se mêlent plusieurs sources ou traditions et qui combine souvent la parodie des genres «en vogue» à l'époque (chansons de geste, roman courtois, poésie lyrique) et le traitement ironique d'une certaine éthique chevaleresque et courtoise.


jeudi 16 mai 2013

ROMAN DE RENART, RESUME








Paulin Paris dit que « c’est un genre littéraire qui est « la comédie de théâtre dont les chansons de geste auraient été « la tragédie ». »

Engin: habileté, adresse
Plaid: procès de justice
Perroz négligea (entroblia) de raconter l’histoire des procès de Noble, le lion. Renart est appelé celui « qui toz max ».

On raconte ainsi que Noble fit venir toutes les bêtes à sa cour pour juger Renart du viol qu’il avait commis sur Hersent, aux environs de l'Ascension. Pas un n’osa manquer à l’appel, si ce n’est Renart, le mauvais larron, le fourbe, « le soudoiant que tout le monde hue. »
Enhorter: séduire, tromper
Cop: cocu
Corz: cornes


mercredi 15 mai 2013

RIMBAUD, POESIES (LES CAHIERS DE DOUAI et autres poèmes), UNE SAISON EN ENFER, FUGUE, ERRANCE, MOUVEMENTS, "L'HOMME AUX SEMELLES DE VENT", DISSERTATION




SUJET : Fugue, errance, mouvements, « l’homme aux semelles de vent », dans Poésies et Une Saison en enfer.
Edition utilisée : NRF, Poésie/Gallimard, 1999.

            Rimbaud n'a jamais tenu en place. Dès l'enfance, billant élève, il manifeste un goût immodéré pour le mouvement, les fugues, les escapades, les voyages. ”L'homme aux semelles de vent” comme l'appelait son ami Verlaine, n'a de cesse de quitter Charleville, sa ville natale détestée, pour fuir la médiocrité ambiante, faire connaître sa poésie et courir le monde. Ce météore, mort à trente-sept ans, est l'incarnation d'un paradoxe qui intrigue encore aujourd'hui. Ce désir immodéré de partance se retrouve au cœur même de ses poèmes, que ce soit dans ses Poésies ou dans Une saison en enfer. Transcendés, sublimés, la fugue, l’errance et les mouvements font partie intégrante de l’écriture d’un poète « aux semelles de vent ».
            Nous nous demanderons donc dans quelle mesure Rimbaud nous livre une poésie de la fugue et du mouvement, en nous attachant à démontrer sa valeur métaphorique et ses enjeux idéologiques.
            Pour ce faire, nous verrons en quoi l’errance fugace fait partie intégrante des recueils, puis nous étudierons la dimension métaphorique de cette poétique de la fugacité, pour montrer, enfin, que l’errance a néanmoins un but, guidée par une soif d’inconnu et de Vérité.




lundi 13 mai 2013

MOLIERE, LE MISANTHROPE, RESUME




Un misanthrope:
A. 1. Subst. masc. Personne qui hait le genre humain, qui a une opinion défavorable, pessimiste de l'humanité ou de la vie.
B. P. ext. 1. Subst. masc. Personne de caractère renfermé, d'humeur sombre, qui fuit les rapports humains, qui se complaît dans la solitude.

MISANTHROPIE, subst. fém.

A. Haine à l'égard du genre humain.
B. P. ext. Caractère sombre, humeur chagrine qui pousse à fuir les rapports humains.

dimanche 12 mai 2013

MOLIERE, LE MALADE IMAGINAIRE, RESUME et ANALYSES





Préface de Tartuffe: « …  Rien ne reprend mieux la plupart des hommes que la peinture de leurs défauts [… ]. On veut bien être méchant; mais on ne veut point être ridicule. [… ] Une comédie est un poème ingénieux qui, par des leçons agréables, reprend les défauts des hommes. »
Préface de Vinot et La Grange de l’édition de 1682: « Jamais homme n’a mieux su que lui remplir le précepte qui veut que la comédie instruise en divertissant. »
Devise du poète Santeul (1630-1697): Castigat ridendo mores: Corriger les mœurs en riant.

Notes: Le grand modèle de Molière est Molière lui-même: Même thème que Tartuffe, LAvare, Le Bourgeois gentilhomme et Les Femmes savantes : Argan prétend marier sa fille à un médecin, comme Orgon, Harpagon, Mme Jourdain et Philaminte voulaient marier les leurs à un dévot, à un homme qui n’exigeait pas de dot, au fils du Grand Turc et au sinistre Trissotin.
Étude de mœurs et de caractères.
Un personnage valétudinaire : toujours malade et faible.
Béline: nom populaire de la brebis, terme de tendresse.




samedi 11 mai 2013

MOLIERE, M. de POURCEAUGNAC, RESUME







Ouverture
Eraste conduit un grand concert de voix et d’instruments, pour une sérénade, dont les paroles chantées par trois voix en manière de dialogue, sont faites sur le sujet de la comédie, et expriment les sentiments des deux amants, qui, bien ensemble, sont traversés par le caprice des parents.

vendredi 10 mai 2013

MOLIERE, L'AMOUR MEDECIN, RESUME







Prologue: (musique de Lully)
La comédie, la musique et le ballet: « Unissons-nous » pour donner du plaisir au roi.

jeudi 9 mai 2013

MOLIERE, DOM JUAN, RAPPORTS MAITRE ET VALET, DISSERTATION







            Interprété par Molière en 1665, le personnage de Sganarelle est presque constamment sur scène, aux côtés de son maître, et il a, en outre, le privilège d’ouvrir et de clore la pièce. Cette omniprésence ainsi que la complexité de sa relation avec son maître font de Sganarelle un valet à part dans la tradition théâtrale. Mais qu’en est-il exactement des relations qu’entretiennent Dom Juan et son valet? Sont-ils fondamentalement opposés ou demeure t-il, entre eux, une certaine forme de complicité et de dépendance qui les rend inséparables?
            Pour répondre à cette question, nous allons voir que Sganarelle et Dom Juan sont quelque peu différents, mais qu’ils entretiennent néanmoins des liens étroits qui font qu’ils semblent unis jusqu’à la mort.